Paris février 2004

Lors de notre rencontre Parisienne, notre ami Aziz Madani nous a gracieusement offert 100 magnifiques porte-clefs lumineux avec les inscriptions :
ANCIENS DE CHARLES DE FOUCAULD
(notre Tramp gravé)
CASABLANCA - MAROC
http://foucauld.casa.free.fr
NOTRE TRAMP immortalisé
Si vous désirez recevoir ce souvenir nous vous demandons de participer aux frais d'acheminement, en nous faisant parvenir sous enveloppe 5€, avec vos coordonnées,
à l'adresse de José Alvarez que vous trouverez dans l'espace sécurisé.
ENCORE UN MERCI A AZIZ

Photos, Vidéos et Chroniques :
Réunion de Paris Février 2004

Accueil Réunion De Paris Février 2004
Photos Vendredi 20 février 2004
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SOMMAIRE



  • Nous sommes dans la presse Parisienne.
    Source : P. BOUIN

 

 


  • 21 Février : "Quelques couples pris sur le vif" (Michel LEPOT) (pps) (html)

 Ils étaient là.

Nom Prénom Provenance
AGUILAR Eduardo Madrid / Espagne
ALVAREZ  José Villers-Lès-Nancy / France
ALVAREZ Manuel Villeneuve-Loubet / France
ALVAREZ Christine Villeneuve-Loubet / France
ALVAREZ Adrien Villeneuve-Loubet / France
Antoniou YANNIS Athènes / Grèce
ARGAIN-SIUDA Bayonne / France
ATBIHI DRISS Paris / France
BLIN-CHENEAUX Véronique Buenos Aires / Argentine
CHENEAUX JM Buenos Aires / Argentine
BOUIN Philippe Senlis / France
BRARD Philippe Le Mans / France
BRAUN Daniel Haraucourt  / France
COUETTE Philippe Paris / France
d'Humières François Orvault / France
EL YACOUBI Adil Casablanca / Maroc
Garnaud-Perrocheau Françoise Paris / France
IRATCHET Jean-Michel Bayonne / France
LEPOT Odille Montreuil / France
LEPOT Philippe Montreuil / France
LEPOT   Elisabeth Paris / France
LEPOT  Michel Paris / France
LLORENS Philippe Paris / France
LLORENS Paris / France
MADANI Aziz Rome / Italie
RUBIO Christiane Strasbourg / France
STASSI Silvana Villeneuve-Loubet / France
 
   

Les chroniques de Jean-Michel IRATCHET

 Chronique :
 "La ligne 8"

 

Nous avions eu comme première nouvelle que notre ami Aziz venait de débarquer sur le sol de l'Ile de France, terre de nos retrouvailles Foucaudiennes. Par des informations complémentaires, à lui fournies par notre Grec de Ouarzazate il avait été précisé que la ligne de métro à prendre était la numéro 8 , Balard-Créteil…. Cependant les quarts d'heure succédaient aux quarts d'heure sans que nous vissions apparaître la haute silhouette de notre Italien de Tanger. Nous nous perdions en conjectures, échafaudant mille hypothèses, le doute, tout à coup nous assaillit, Yanis lui avait-il dit que, pour nous rejoindre, il fallait également descendre du wagon de métro et gravir les marches nécessaires à la station Grands Boulevards? N'était-il pas en train de faire le ludion entre Balard et Créteil, le regard perdu dans les brumes de la mer Tyrrhénienne ?

La nuit était tombée, les verres se vidaient avec application, la tension montait inexorablement, quant "subito", un coup de sonnette aux accents du klaxon multi-tons cher aux transalpins, retentit dans l'entrée. La tension était à son comble, Françoise, notre hôtesse, toutes affaires cessantes, se précipitait alors vers la porte. Dans quel état retrouverions-nous notre italien ? La porte s'ouvrit, et là mes chers amis et surtout mes chères amies se tenait dans l'encadrement non point l'homme des cavernes du Cap Spartel, mais l'Homme Italien avec un grand H (comme à cheval) et un grand I (comme Hip Hip Hip Hourra). L'homme, poursuis-je, dans toute la plénitude de sa séduction, élégant, les cheveux argentés parfaitement coiffés, la prestance à nulle autre pareille, l'Ecce Homo, quoi ! Forts de notre culture maroco-foucaudienne, et le cœur soulagé, nous lui souhaitâmes le Marhaba Bik à la corne de gazelle et au Ricard, version occidentalisée du lait de chèvre dans le 9ème arrondissement.

L'atmosphère se détendait, il était là. C'est alors qu'une idée, que dis-je une idée, un éclair de génie jaillit de nos cerveaux passablement embrumés par les vapeurs de produits distillés qui sortaient des bouteilles alignées, goulots ouverts, tels des tuyaux d'orgue tournés vers la voûte céleste et qui donnaient à la salle de réunion de l'UNP des airs d'une cathédrale chaotique sortie de l'imagination d'un Gaudi en transe : la ligne n° 8 ne serait jamais plus la même, le Balard -Créteil devenait pour nous une immense incongruité, une aberration toponymique, cette ligne nous l'appellerions désormais la ligne Aziz-Madani.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

Dans la même collection, chroniques à venir :
- Silvana est là
- Coup d'état
- Sciences Nat
- Lepot Négro
- Les petits bonshommes verts
- Barrio Latino
- Le Grec

 

 Chronique :
 "SILVANA EST LA"

 

Parmi les moments forts, il faut que je vous narre un moment d'intense retrouvailles que nous avons vécu. Celui de Silvana (qui fera l'objet  d'une autre chronique) et de Philippe Bouin ( qui m'ayant chargé, dans l'atmosphère sonore et chargée de volutes de fumées de la Ménara,  de rédiger ces quelques lignes, ne perd, lui non plus, rien pour attendre…). Pour fixer le décor, nous savions par Claudia, la petite sœur protectrice aux ailes brisées, que le colis était quelque part sur les rails entre Villeneuve Loubet et la capitale. Munie de toutes les recommandations utiles à ce long périple, elle savait que Paris était le terminus, que Montparnasse en était la gare, et non le célèbre mont de Grèce, cher à Yanis, consacré aux Muses et à Apollon…elle savait beaucoup de choses encore. Bref, si elle était montée dans le train, elle saurait forcément bien en descendre ! L'heure d'arrivée était connue, le mail déjà rédigé, les téléphones sous tension, prêts à lancer sur les ondes éthérées un message qui deviendrait aussi célèbre que le fameux "sanglots longs des violons de l'automne", à savoir  le "Silvana est arrivée", qui aurait pu se chanter sur l'air de "Michael est de retour". Nous avions estimé à 1 heure le délai entre la descente du train et la montée des escaliers du 17 de la rue Bergère. Notre calcul s'avéra exact, merci au passage à nos différents professeurs  de mathématiques, puisqu'un coup de sonnette retentit : Silvana est là, Alléluia !!! (toujours sur l'air de Michael est de retour)..

Premier contact crispé, "je te reconnais", "je te connais pas", "oui", "non" et puis, choc frontal…Philippe Bouin. En résumé géographique l'Islande, la rencontre de la glace et du feu. Pour préserver la susceptibilité de chacun, je ne préciserai pas qui était la glace et qui était le feu…histoire de donner aux absents, lors de cette mémorable rencontre, la possibilité de laisser vagabonder leur imagination fertile.

Les échanges entre ces deux personnages étaient incisifs, bien que courtois, et donnaient un "je ne sais quoi" de Roland Garros à cette joute verbale. Nous étions à la fois le public et l'arbitre et comptions les points. L'égalité était cependant parfaite, la partie était âpre, sauvage même aurait dit le Père Sabatté. Y aurait -t'il un vainqueur ? Quels seraient les dommages à l'issue du combat ? Las, déjouant les pronostics des plus avisés d'entre nous, le match s'interrompit brutalement, sans vainqueur ni vaincu, lorsque d'une volte face soudaine Silvana plongea sa main pleine de doigts dans la boîte de cornes de gazelles, signifiant, impériale,  que la partie était terminée. Nous étions, nous le public, pantois et Philippe pantelant.

(Philippe surnommé par certains le "serveur volant" et que j'assaisonne avec délectation à la sauce basque, qui est faite, comme chacun sait, à base de piment d'Espelette et se trouve être à l'harissa ce que la musique militaire est à la musique).

Ainsi fût ce là le début de cette saga parisienne qui permit à Silvana de…mais c'est là une autre histoire.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

Dans la même collection,
Déjà paru
-
La ligne n°8
Chroniques à venir :
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Coup d'état
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Lepot Négro
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Les petits bonshommes verts
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Barrio Latino
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Le Grec

 

 Chronique :
 "Coup d'état"

 

Coups de tonnerre, non pas dans le ciel parisien, quoi que, mais sous les lambris dorés de l'Union Nationale de la Pêche en France et de la Protection du Milieu Aquatique. Un coup d'état est en préparation, un coup d'état se serait produit : "Le fauteuil du Président est déjà occupé" !

L'offensive a été lancée par l'aviation, concept tactique de la maîtrise des airs, mais nous ne somme pas, du moins pas encore, sous un ciel de Bagdad, à la tombée de la nuit zébré des lucioles multicolores des balles traçantes dans le hurlement des sirènes. Non mes amis, gardons notre calme, la situation nous semble moins grave que si elle avait été pire !

C'est cependant un black-out complet et la nuit enveloppe de ses mystères le bureau du Président. Pas un bruit, un calme irréel y règne encore ou a régné ( araignée, pourquoi pas libellule ou papillon…) en ce lieu, laissant présager un déluge de feu ou de glace à la Silvana-Bouin ( Bouin le vrai pas le bas-Bouin !)

CIA, FBI, et autres officines obscures sont-ils au courant ? L'Elysée, Matignon le savent-ils ? A-t'on des nouvelles ?

On imagine sans peine combien dans la rédaction de Métro ( pas nouss…) les téléscripteurs doivent crépiter et les bandes papiers se répandre à même le sol comme la vomissure immonde de nouvelles accablantes….

Sans nul doute aucun une agitation fébrile doit être perceptible aux abords des ministères…

Enfin, quelques nouvelles filtrent, vite happées par la meute des Foucaudiens au comble de leur perplexité (quand je dis la meute, mes propos me semblent un peu exagérés, mais je suis du Sud du détroit de Gibraltar ou du Nord de l'Afrique, chacun choisira !). Ces nouvelles disais-je nous arrivent sous forme d'un trigramme : JMC.

Ces trois lettres reviennent sans cesse dans les conversations, obsédantes, lancinantes … JMC….JMC.

On connaissait GMC, célèbre véhicule de transports de troupes venu d'outre Atlantique en des temps forts troublés…mais JMC !!!!

Comment ce JMC avait–il investi la place ? Comment avait-il connu le code d'accès au lieu objet de tant de spéculations ?

La force Blin-dée y était-elle pour quelque chose ?

Cela ne pouvait durer, il fallait percer l'abcès de ce mystère (IV) et déboucher les Cheneaux.

N'écoutant que leur courage et poussant plus avant dans la quête du renseignement, il fallu bien admettre que sur une part de vérité s'était greffée une interprétation fantaisiste d'une situation manipulée par je ne sais qui pour faire je ne sais quoi.

Il n'en était donc rien de ces rumeurs alarmantes, car un grand albatros aux ailes déployées était tout simplement répandu dans le fauteuil du Président. On entendait seulement, bizarrerie cocasse, un léger, non pas ZZZ…ZZZ… comme on pouvait s'y attendre mais 777…777.

Le volatil gommait les effets dévastateurs d'un sommeil contrarié par un long vol transatlantique entre Buenos-Aires et la rue Berge-Air.

Nul doute qu'avec un tel échassier bizarre qui patinait qui patinait (air connu) le fauteuil du Président, Véronique n'a pas fini de planer du côté de la Méditerranée. Mais la vie privée des échassiers ne nous regarde pas, surtout ceux de Montpellier.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

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- Silvana est là
Chroniques à venir :
- Sciences Nat
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- Le Grec

 

 Chronique :
 "Sciences Nat"

 

Le Chassepot est un célèbre fusil inventé par Alphonse du même nom (1833 -1905), qui utilisa la cartouche en papier (pas celui des interrogations écrites…) jusqu'en 1866 ou il fut adapté pour recevoir la cartouche métallique, et prit alors le nom de fusil Gras …tout ça pour faire le parallèle entre les photos de Michel à ses débuts à Foucauld  et sa silhouette d'aujourd'hui cultivée à la tajine et au couscous sarhaoui ! Mais je m'égare, chasser donc le Lepot qui sommeille, réveille inévitablement le professeur de sciences naturelles, qui dormait juste en dessous à moins que ce fût à côté.

C'est ainsi que nous avons eu droit, dans l'encadrement de la porte du couloir de notre Siège parisien,  à un "digest" sur l'art et la manière de torturer la grenouille, plus communément connue sous le nom de vertébré gnathostome (pour faire plaisir à Yannis) tétrapode amphibien anoures,  et ce à des fins scientifiques.

Cette évocation de ces séances indignes, digne (ding, dong) de la plus belle époque de l'Inquisition (13ème-18ème aprés JC) provoqua sur les charmants et juvéniles visages des Marie-Pierre et autre Christiane des mimiques d'un dégoût au moins aussi profond que celui, disait-on insondable, du lac de Daïet Aoua. Plouf !

Plus l'explication prenait de l'emphase, plus l'œil du Michel était éclairé d'une flamme intérieure dont l'intensité était exactement proportionnelle au sentiment d'effroi de ces dames. L'œil était donc vif, coquin dirais-je même et le geste toujours aussi précis sur la façon de tenir le scalpel et surtout de s'en servir. D'une précision, chers amis foucaudiens,  que l'on pourrait qualifier de chirurgicale, si cette expression n'avait pas été détournée de son sens premier à des fins…irakiennes ou serbo-croates. Je préciserai aux amateurs peu éclairés sur les choses de la nature, que le serbo-croate n'est pas le nom latin du cerveau de la grenouille…Bref, l'étude des réflexes du malheureux amphibien dépourvu de son "caput" s'achevant par la dé-médularisation de la pauvre bestiole avec pour effet de la laisser définitivement traumatisée, traumatisé qui en langage de grenouille se dit "coa".

Je n'ai pas eu le privilège d'assister à ces cours, mais je sais que lorsque l'on coupe une patte à cet animal croassant et qu'on lui dit saute, il saute. Il en est de la sorte pour les 2ème et 3ème  pattes. Mais lorsque l'on lui coupe la 4ème , rien ne se produit. Une étude relativement récente, quoique sujette à  caution, en a conclu que couper la 4ème patte de la grenouille la rendait sourde. Il semblerait, mais la chose reste à confirmer, qu'il en soit de même pour le crapaud.

Quant à Bibi, vous savez, l'autre moitié du Michel, elle n'est pas en reste non plus.

J'ai appris avec effarement qu'elle détournait ses cours au profit de son mari. Etonnant non ? En voici le "modus operandi", qui se décline de 3 façons, allant crescendo dans l'horreur : version soft : prenez un arrosoir avec de l'eau (normal dans un arrosoir) et du sulfate de cuivre; version moins douce et plus désinfectante : le même arrosoir avec de l'eau et un soupçon de Javel  (Javil Lacroix, bien sûr); version totalement prescrite par la convention de Genève : planter un piquet de fer et balancez du 220V !!!!

Choisissez maintenant une plate-bande dans la cour de Foucauld et procédez à l'emploi des moyens sus-prescrits et observons. Ce qui se passe à vos pieds, après un délai plus ou moins long, dépendant de la teneur en eau du substrat et de la concentration des produits est vers-itablement éducatif. Vos yeux ébahis verront sortir de terre, drapeau blanc pour ceux arrosés à la Javel, vert pour ceux sulfatés, carbonisés pour les troisièmes : une foultitude de métazoaires invertébrés annélides oligochètes  (mais restons simples, dans l'intimité de leur galerie leurs potes les appellent  les "lombrics"). Ainsi donc le Bibi, dépeuplait  gaillardement le sous-sol de notre chère école, sous le prétexte futile d'un dénombrement de population aux seuls fins de fournir sa ration de vers de terre à son pêcheur de mari !

Il nous a fallu 30 ans et quelques indiscrétions ,savamment distillées, pour connaître "enfin" la vérité. Mais que penser de ces petites têtes blondes innocemment associées à ce véritable génocide ! O temporel, o mores !  Aujourd'hui on procède tout simplement au napalm, et autres bombes à uranium appauvri, on n'arrête pas le progrès. 

Le paradoxe, qui mérite d'être souligné,  réside finalement dans le fait que c'est généralement au bibi que l'on fournit les vers de terre, et non l'inverse. Chacun ayant de son côté, vécu ces mois de décembre où le glou glou entendu ne provenait pas obligatoirement du goulot des bouteilles.

Ma première conclusion, hâtive et donc hardie, serait que pour chasser le Bibi il faut un bon Lepot, mais pas celui de 1833 à 1 coup…

La seconde, c'est que pour faire pêcher le Lepot, il n'y a que Bibi…mais la vie privée des professeurs de sciences plus ou moins naturelles ne nous regarde pas..

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

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Source : P. CALVEL

 Chronique :
 "Lepot Négro"

 

Mais le règne animal a ses vengeances ! Savez-vous chers Foucaudiens que notre ami Lepot, qui est en verlan "Letop" des professeurs de sciences naturelles, (mon souci de la précision le ferait même qualifier de water-proofesseur, tant est grande son attirance pour le milieu aqueux) a été l'objet de … mais lisez plutôt cette affaire qui vaut son pesant de larmes, de crocodiles, bien évidemment.

Plantons le décor. Une côte sauvage entre M'Diq et Rio Martil, au lieu dit Cabo Negro, célèbre pour son "Petit Mérou et la sculpture (?) de César ( pas celui qui vainquit les Gaulois 5 à 2 avant JC). Un lieu aux roches brunies par des siècles d'ardant rayonnement solaire, une terre ocre jaune parsemée d'une végétation arbustive recouverte de poussière par les vents balayant le détroit, le ciel et la mer se fondant à l'horizon dans un même bleu (Aussi bleu que le bleu de tes yeux, j'en Piaf, excusez-moi), et une jetée marine faite de gros blocs en béton posés par je ne sais quel Hercule ou Maciste, recouverte de petites algues qui selon l'heure de la journée et l'amplitude de la marée passent du vert au mauve…

Sur cette jetée, donc notre Lepot pêchait, l'œil fixé sur le bouchon et l'oreille attentive au bruit du ressac.

Il était là sous un ciel des plus serein, absorbé par ses contemplations halieutiques, innocent des nuages sombres qui courraient vers lui comme une machine infernale lancée, folle et épouvantable, sur les rails de son destin…Ce tableau idyllique n'allait pas tarder à se métamorphoser brutalement en une œuvre que l'on croirait peinte par la grande faucheuse qui, subtile stratagème, prendrait les formes menaçantes d'une murène. Dame murène qui par l'odeur de l'appât du Lepot alléché ( ne pas confondre avec l'odeur du Lepot à la patte à lécher), sortie des sombres profondeurs océanes fondit sur le funeste hameçon de l'appât du Lepot.

Il faut savoir, chers amis, que l'ingurgitation d'un tel appât provoque cher le pêcheur en général, c'est également vrai pour le pêcheur en simple soldat, un réflexe pavlovien bien connu sous le nom technique de "ferrage" et qui consiste en une saisie brutale de la canne lui imprimant un sec mouvement de bas en haut. C'est d'ailleurs, pour être complet sur le sujet, à la promptitude de ce réflexe que l'on reconnaît le bon du mauvais pêcheur.

Notre ami Michel, homo sapiens sapiens (transformé en Oh mince, ça pince, ça pince lorsqu'il farfouille sous les rochers) ayant fait jaillir hors de l'onde l'infâme animal, se trouva désappointé par la qualité de sa prise. Il l'avait imaginée plus noble et de nature à alimenter le récit, à la nuit tombée, un verre d'anisette à la main, d'un combat gigantesque entre lui et l'animal marin dont un Hemingway aurait pu et su tirer un livre légendaire. Accablé par le courroux et s'y prenant mal dans la manipulation de la bête, ne le voilà t'il pas offrant malencontreusement le gras de sa main gauche à l'appétit vorace du monstre marin qui, ne faisant ni une mais deux, y planta ses petites excroissances affilées qui saillent de sa gueule…Un douleur intense, paralysante et insidieuse remplit Lepot, lequel pot étant plein se plaint de voir sa main prolongée par cette sorte de prothèse agitée de contorsions serpentines. Mais, braves gens, si la douleur endormit le pêcheur elle réveilla illico le professeur émules des meilleurs spécialistes de l'outil à tailler des boutonnières. Il se saisit donc du couteau libérateur, et, sans sourciller d'un poil qu'il n'avait plus sec, trancha d'un geste désespéré les zygomatiques de la murène, qui fut par-là même bien obligée de lâcher prise. Petite digression, j'ignorais que la chanson " Ce matin un lapin a tué un chasseur", avait une version marocaine " Ce matin une murène a pêché un pêcheur". Mais le cocasse c'est que l'histoire ne s'arrête pas là, et quand ça veut pas rire, ça rit pas. Et ça ripa, lorsque pliant les gaules et farfouillant, handicapé, dans ses affaires il se fit piquer au bras droit pas une vive… Re douleur intense paralysante et insidieuse. Vraiment Michel manquait de pot. Souhaitons lui en plus qu'il ne glisse pas sur la jetée et ne perde les clés de sa voiture volée sur le parking… Fort heureusement il n'en fût rien, et c'est une Bibi hilare qui vit arriver un mari fort marri, dont les bras engourdis pendaient dérisoires le long d'un corps empoisonné. Mais n'étant point rendu à "omnes erint, ultima necat" Michel dans un sursaut de lucidité, follement envahi par l'instinct de survie, génétiquement ancré en lui depuis le fond des âges, se précipita sur un flacon de Ventoline dont il s'administra une généreuse bouffée salvatrice.

La leçon à tirer chers amis Foucaudiens est d'importance, car pour aller tremper son fil dans l'eau du côté de Cabo Negro, il vous faut impérativement être professeur de sciences naturelles comme marines, être muni d'un couteau et enfin avoir à portée immédiate un anti-asthmatique. "A bon entendeur, salut".

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

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Chroniques à venir :
- Les petits bonshommes verts
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 Chronique :
 "Les petits bonshommes verts"

 

Il est dans paris, un monde merveilleux et enchanteur, celui des petits bonshommes verts. Ne croyez surtout qu'il s'agisse là d'une chronique à la H.G. Wells sur la Guerre des Mondes relatant l'invasion de notre planète bleue par un peuple venue de la planète rouge…la suite vous la trouverez dans toute bonne librairie, quoi que…

Non, je veux parler tout simplement de ce curieux petit personnage qui peuple les sémaphores de la capitale.

Petit personnage qui possède cette singulière disposition, tel le caméléon, à changer de couleur à intervalles réguliers, ce qui le distingue du curieux animal doté d'yeux, qui comme ceux de Dalida, étaient capable de surveiller simultanément le poisson dans la poêle et le chat sur le rebord de la fenêtre…Ces petits bonshommes verts ont fait, tout au long du séjour, la joie de notre amie Silvana, qui répondait à leur appel à chaque traversée d'avenue.

Qu'elle était enjouée, primesautière même, notre Silvana, lorsque nous lui disions "on va traverser ici". Il nous fallait cependant prendre la précaution de la faire encadrer par de solides énergumènes, tant était grande sa propension à traverser la même chaussée plusieurs fois de suite, comme une vraie cabrette camarguaise (ne pas confondre avec l'instrument de musique du même nom apparenté à la cornemuse et dans lequel on souffle…, pardon Silvana), juste pour le plaisir de répondre à l'appel du petit bonhomme vert.

Le manège était étrange, tant la ressortissante de Villeneuve Loubet semblait hypnotisée par le pictogramme coloré qui semblait lui murmurer à l'oreille comme une invite licencieuse "Silvana traverse !" , "Silvana ne traverse pas !".

Nos yeux émerveillés voyaient se dérouler ce spectacle dont la fraîcheur n'avait d'égal que la température des courants d'air prodigués par dame nature en ce mois de Février, qu'en ces lieux même nos révolutionnaires, (clin d'œil à Françoise) avaient appelé Ventôse.

Mais à cette joie puérile, succédait parfois un désarroi immense, lorsque la rue à traverser ne disposait pas du sémaphore tricolore attendu mais seulement d'un modeste passage clouté. Nous avions alors une Silvana perdue, cherchant désespérément des yeux, en une quête inutile, "son" petit bonhomme vert.

Elle restait ainsi, figée sur bord du trottoir, moderne statue de sel de je ne sais quel Sodome et Gomorrhe. Heureusement que nous étions là pour pallier cet instant de doute car quasiment en lévitation nous la portions pour la déposer, plume gracile, de l'autre côté du macadam. Nous sentions bien poindre chez elle un grand désappointement, de celui qui l'envahissait lorsque toute jeune fille elle était privée de sa confiture d'orange préférée (marque Aïcha, conditionnement en boîte d'un kilo…).

Mais le Foucaudien a bon fond, c'est ainsi que pour faire juste le tour du pâté de maison du siège parisien, ne traversant qu'aux endroits où Silvana savait trouver ces petits compagnons verts, nous avons fait : le boulevard Poissonnière (au fait, je ne comprend pas pourquoi notre siège se situe rue Bergère et pas sur ce boulevard, ça aurait fait plus classe, non ?, à moins qu'UNPF signifie Union Nationale des Pâtres de France ?, mais revenons à nos moutons…), boulevard des Capucines, Opéra, Madeleine, place de la Concorde, jardin des Tuilerie, Comédie Française et rue Richelieu…c'est exactement l'itinéraire suivie. Des photos prises en attestent l'authenticité et ne manqueront pas de convaincre les fausse sceptiques.

Je proposerai d'ailleurs, à l'avenir, de rendre obligatoire la présence dans tous les moyens de transports du petit bonhomme. Dans le métro et le train, il serait vert wagon, sur les bateaux verre d'eau, v'air dans les avions et vers de terre dans les classes de sciences naturelles ….

Aux dernières nouvelles parvenues des confins de la méditerranée, il semblerait que notre amie veuille interpeller sur le sujet le conseil municipal de sa commune.

En attendant un délibération qui lui soit favorable, elle pourra toujours patienter en se servant un bon coup de rouge dans un verre à pied.

En panne d'imagination et faute de mieux, je suggérerai à l'ingénieux Philippe de Toulouse (aussi célèbre que la saucisse du même nom), de mettre au point dans ses spacieux ateliers spatiaux un petit bonhomme vert, individuel et portatif.

Notre Silvana, munie de cet engin, pourrait traverser partout et en toute sécurité, dans le monde entier, même là où il n'y a pas de route. Juste pour le fun.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

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Source : C. STASSI-DEPO

 Chronique :
 " Barrio Latino"

 

Chers amis Foucaudiens, méfiez-vous des médias.

Ils ne disent pas tous la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, je vous le jure. Nous les avons pris en flagrant délit de menterie. Permettez moi de vous livrer les tenants et aboutissants de ce détournement journalistique.

Sur une idée géniale de notre Yannis, dûment mise en musique et orchestrée téléphones en mains, nous nous sommes rendus nuitamment, au premier soir de nos retrouvailles, au Barrio Latino, haut lieu branché de la capitale, très "tendance" comme ils disent avec l'accent pointu et la bouche en cul de poule !

Ne m'en demandez pas l'adresse, car à force de traverser uniquement là où il y avait des "petits bonshommes verts", chers à Silvana, j'en ai perdu le sens de l'orientation. Je pourrai vous dire seulement que l'on y accède par une rue à côté d'une place. Les Foucaudiens "enparisiennés" en auront immédiatement localisé l'endroit, à moins que ce soit l'envers, tout dépendant du sens d'arrivée.

Nous voici donc, guidés par notre pâtre grec, rendus, et non vomis comme de méchantes langues pourraient à tord le persifler, devant la porte cochère de ce lieu de frivolités noctambules,.

(NDLR : La notion de porte kasher, plus étroitement liée aux portes des boucheries du Mellah, a été volontairement écartée par l'auteur)

Et là, médusés, nous voyons se dessiner, un peu plus loin sur le trottoir, comme un mouvement de foule. Mouvement qui, à y regarder de plus prêt, prit l'allure de la célèbre tortue cher à Jules, capitaine de l'équipe romaine qui vainquit les Gaulois sur le stade d'Alésia à coups de pilum, ce qui plus tard, beaucoup plus tard passa dans le langage commun sous la forme de "prendre une pilée". Je crois que c'est ça, car circonstance atténuante le jour où nous avons étudié cette période de l'antiquité, j'étais malade, je crois.

S'avançant donc à la vitesse du lièvre, cette tortue n'était en fait qu'une cohorte de journaleux, cameramen et éclairagistes en tous genres, encerclant plus que n'escortant, une sorte de petit marquis poudré et suffisant dont le regard était aussi expressif que celui d'un mérou fréquentant les bars un soir de bamboche du côte de Cabo Negro.

C'est ainsi que nous apparut, à nous autres Foucaudiens, le dénommé Jean-François Copé.

Comment ce diable de petit marquis avait-il appris notre venue; par une parole malheureuse, par une indiscrétion tarifée de la concierge de l'hôtel sous contrat avec les Renseignements Généraux ou le 36 du quai des Orfèvres ? Nous ne le saurons sans doute jamais et peu nous chaut.

Son intention nous apparaissait cependant fort clair, il voulait nous brûler la politesse.

C'est un usage en vigueur dans la capitale de notre royaume républicain que de se hausser du col pour écraser l'autre, l'entraînement en est quotidien dans le métro.

Le voici donc passant devant nous. Son corps était engoncé dans un manteau bleu, d'un bleu cerise, couleur de prédilection des Chasseurs à pieds, qui fêtent chaque année la Sidi Brahim à larges lampées du breuvage du même nom (mon choix personnel irait plutôt vers le Cabernet Président, mais les égouts et les couleuvres ça ne se discute pas). Son port général rigide, laissait supposer qu'il avait, pour repas du soir, avalé un manche à balai (par on ne sait trop quel orifice naturel, mais la vie privée des manches à balai ne nous regarde pas…).

Le Yannis, comme le Chacal (cette paire au pluriel fait shako) avec tous ces avions cloués au sol, fleuraient bon le business à faire côté manches, bien qu'en l'occurrence et depuis quelques temps, on ne sache plus très bien où sont les manches et qui les tient…

Mais revenons au récit. Notre grec de Ouarzazate, donc, l'œil sombre, jeta sur le personnage un regard aussi révélateur que celui d'un Onassis regardant d'un œil torve la reproduction de son premier bateau en papier journal.

C'est alors que, faisant demi-tour d'une volte gracieuse, il lança sentencieusement au vigile médusé qui gardait l'entrée un "on s'en va" du plus bel effet.

En une fraction de seconde il transformait le "Barrio" en "Barro" Latino, fangeux et nauséabond.

Mais tel est pris qui croyait prendre, le petit marquis poudré, ravalé au rang de Coppelia, poupée dérisoire, attendit vainement l'arrivée des Foucaudiens dans l'antre parisien.

Il en oublia même l'heure, tant et si bien, que le dernier métro parti sans lui, il se trouva fort dépourvu devant la bouche close, à grand renfort de grilles, de l'escalier donnant accès au métropolitain.

Les journaux du lendemain relatant les faits omirent, sans vergogne, de nous citer et arguèrent d'une soit disant visite impromptue motivée par je ne sais quelle campagne électorale.

Ceci est la preuve irréfutable de la duplicité de cette gent bienveillante auprès des gens de cours.

Bien chers amis Foucaudiens, à la lumière de ces événements, quand vous entendrez dire du simple quidam, "c'est vrai, c'est écrit dans le journal" ayez ce petit sourire énigmatique de la Mona Lisa, voyant défiler devant elle un car de touristes japonais.

Et surtout, n'en pensez pas moins !

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

Dans la même collection,
Déjà paru
- La ligne n°8
- Silvana est là
- Sciences Nat
- Lepot Négro
- Les petits bonshommes verts
- Barrio Latino
Chroniques à venir :
- Le Grec

 


Source : P. BOUIN

 Chronique :
 "Le Grec et le Chacal"

 

Le Grec et le Chacal. Je lève immédiatement le doute qui assaille vos esprits érudits en vous précisant qu'il ne s'agit pas là d'une fable inédite de La Fontaine ou de Kaddour, mais de ma dernière chronique.

Ainsi donc afin de profiter au mieux nos retrouvailles parisiennes, faites à coups de pots, de Lepot et de restaurants, il nous est apparu indispensable de désigner un popotier pour gérer nos espèces sonnantes et trébuchantes aux moments fatidiques des additions. Il ne nous a pas fallu de second tour pour désigner à l'unanimité plus une voix le "Grec" homme de négoce, comme "trésorier en chef" et le "Chacal" comme suppléant, dés fois que….

Chez le Grec, mesdames et messieurs, tout est business. Il achète et vend tout. J'ai pu observer lors de notre tour de pâté de maison, celui pour faire plaisir à Silvana, avec quel œil gourmand, il regardait les immeubles cossus des 8ème et 9ème arrondissements, pesant les loyers, les valeurs immobilières, les taxes foncières et autres gâteries à nous dispensées par ces messieurs de Bercy. Je l'ai même surpris à lorgner bizarrement vers l'obélisque de la Concorde et la tour Eiffel qui se profilait à l'horizon brumeux du ciel parisien! Avec quelle jubilation il passait et re passait devant l'immeuble de BNP Paribas, rue Bergère, rue qui pour l'occasion aurait pu s'appeler rue Berbère, tant le verbe y était haut et l'accent teinté du chaud soleil marocain (ne pas confondre avec le vin du même nom, de la région de Meknès).

Ce diable d'homme serait bien capable de mettre Paris en bouteille et de la proposer à la vente chez Léon. La bouteille choisie pourrait être d'un modèle semblable à celui rapporté par l'amie des petits bonshommes verts, c'est à dire joliment décoré de motifs jaunes et rouges d'inspiration andalouse, poète, poète…

Tel Shiva, bien que lui préféra le Chivas, sa façon experte de mener de concert deux conversations simultanées sur ses deux portables, l'une en français, l'autre en grec tient du prodige. Ses bras multiples jonglant avec les téléphones….Il parle aussi à la perfection une langue peu usitée de nos jours : le pataouète. Il nous en fit une brillante démonstration en lisant quelques poèmes qu'il agrémentait de commentaires d'une justesse qui nous laissaient éblouis et ivres d'hilarité.

On pourrait pu le comparer à Lucky Luke, le héros de notre enfance, qui tire plus vite que son ombre, bien que le Chacal, cousin du Coyote, autre personnage mythique de l'Ouest Sauvage, ne soit pas manchot non plus…

Parlons un peu maintenant du Chacal : le Chacal, se distingue du Coyote son cousin, par sa façon discrète d'appeler la femelle et ses mœurs alimentaires différentes, qui le conduise occasionnellement, cela a été nuitamment observé, à consommer de la sardine….J'ai dis de la sardine, pas de la morue, non mais !

Un variété de Chacal, d'allure dégingandée dite "à moustaches", est répertoriée comme étant atteinte d'un mal qui, n'ayant rien de commun avec la colique néphrétique, est connu sous le nom de "frénétique du voyage". Certaines destinations lui sont plus particulièrement communes, à savoir : en Afrique sud sahélienne, Bamako, et aux Amériques, Boston. Mais faute de lui avoir mis quelque part une puce, ou autre bestiole répertoriée comme changeant de sexe en une fraction de seconde, pour le suivre à la trace, nous ne sommes pas en mesure de pouvoir donner une liste exhaustive de ses migrations aériennes.

Le Chacal est le compagnon fidèle du pâtre Grec, on pourrait presque dire sa plus belle conquête, si des esprits chagrins ou envieux ne faisaient des allusions déplacées aux coutumes de ce peuple, qui érigea le Parthénon dont les colonnes s'enfilent …les unes derrière les autres en un ensemble majestueux.

Fort heureusement cette coutume a évolué et dans l'histoire et dans le temps.

Elle touche de nos jours plutôt les phoques. Phoques qui ont pris l'habitude de peupler les hôtels de ville, on en a répertorié à Paris mais aussi en province, comme à Pau dans le six quatre par exemple, on en a signalé aussi dans le show bizz...

Pour rassurer le lecteur je tiens à préciser que cette population si particulière, est aussi stérile que le mulet de bât des Tabors Marocains ou que les cathares décimés par Simon de Montfort du côté de chez Fifi. Un bémol cependant sur la reproduction de cette secte manichéenne et moyenâgeuse, puisque les cathares avaient des catarrhes.

N'imaginez cependant pas que l'espèce soit en voie de disparition, bien au contraire. De ce fait, bien que n'étant pas classée comme en voie d'extinction, la chasse n'en est pas moins interdite et sévèrement réprimée par la Loi.

Mais tout à une fin, même les meilleurs moments. Les va et vient dans l'escalier ont cessé, la salle de réunion a depuis retrouvé son atmosphère feutrée, les voix aux accents de "là bas" ne font plus vibrer les murs, la scène est vide, le rideau est tombé.

Comme tous, sauf une, Françoise la gardienne du temple, le Grec et le Chacal sont maintenant repartis.

L'un, le bonnet bleu marine enfoncé jusqu'aux oreilles vers Athènes, son Pirée, et les eaux bleus de sa Méditerranée, l'autre, le Chacal, l'œil rieur et la truffe au vent des hélices, vers les grands oiseaux blancs, son septième ciel, un plateau à la main.

Voilà chers amis, en ces quelques lignes, les derniers portraits sommaires et aux traits volontairement caricaturaux de quelques personnages hauts en couleurs que j'ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui je me suis lié d'amitié.

Je souhaite enfin, qu'ils se seront tous autant amusés à lire mes fantaisistes chroniques, que moi à les écrire. Si tel n'était pas le cas, mes excuses les plus "blattes".

Pour ceux qui, empêchés, n'ont pu assister à cette mémorable rencontre, ils savent désormais ce qui les attend…

En tout état de cause, toute ressemblance avec des situations ou des personnages existants où ayant existés, ne serait, bien évidemment, que pure coïncidence.

Foucaudiens, Foucaudiennes; Serviteur !

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.
Jean-Michel

Dans la même collection,
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- Lepot Négro
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