Rentrée des classes

 C. BENEDIC

Comme j’allais atteindre l’âge de six ans, mes parents se préoccupèrent de ma scolarité. Nous habitions avenue de l’Hermitage, dans le quartier du même nom ; ce fut donc tout naturellement, en voisins, qu’ils décidèrent de m’inscrire à Foucauld.

Cette décision fut confortée par le fait que mon père, lui-même ancien élève d’une institution religieuse (dont il était ressorti fervent non-pratiquant) s’était forgé de son séjour chez les chers Frères un avis définitif sur les vertus de la discipline normalement pratiquée dans ces établissements. L’éducation surveillée que l’on m’y destinait devait concourir à faire de moi un homme accompli aux qualités morales parfaitement ancrées. Il rejoignait en cela un avis assez répandu à l’époque dont j’eus plus tard la confirmation : plusieurs de mes condisciples me confièrent avoir fait l’objet d’une démarche similaire de leur géniteur.

Pauvre Papa ! J’ai longtemps cru que j’avais anéanti ses espérances, au plan de la conduite en tout cas ; heureusement j’appris par la suite, de la bouche même de ma grand-mère, que cette formidable indiscipline semblait génétiquement attachée à notre famille et se transmettait par les hommes de génération en génération. Je n’étais finalement que la victime innocente d’une hérédité malencontreuse dont je pus à mon tour mesurer les effets dévastateurs durant la scolarité de chacun de mes deux fils.

Bref, pour revenir à nos moutons, c’est donc par un beau matin d’octobre 1954 (en ce temps-là la rentrée avait lieu le 1er octobre, ce qui nous faisait quand même de belles vacances d’été) que je fis mes premiers pas, au propre comme au figuré, à Charles de Foucauld.

J’étais né un 21 juin, le jour de l’été qui n’était pas encore celui de la fête de la musique; j’avais six ans et 4 mois ce qui me mettait finalement à une proximité assez courte de ce que l’on a coutume d’appeler l’âge de raison. Au seuil d’une étape aussi importante, devais-je donner la main à ma mère qui ce jour-là, comme d’autres parents, m’accompagnait jusque devant la porte de la classe de 12ème ? Ma réflexion ne dura pas ; à moins d’un mètre je perçus soudain les hurlements déchirants d’un garçon probablement plus fragile que moi, en tout cas plus extraverti et dont, l’évocation de cette terrible journée nous ayant rapprochés, je sus plus tard qu’il s’appelait Olivier. Pauvre compagnon d’infortune ! Lui ne s’était pas posé pas la question de savoir s’il devait ignorer la main protectrice: il était tout entier agrippé aux jupes de sa mère qu’il implorait de ne pas l’abandonner ! La détresse du pauvre enfant me rappela l’histoire tragique du Petit Poucet qui m’a toujours profondément ému . Craignant de ne pouvoir contenir à mon tour des sanglots que je sentais insidieusement monter de ma gorge, je refusais de céder aux sirènes de la stéréophonie (qui n’avait d ‘ailleurs pas encore été inventée) et me sentant investi d’un devoir d’exemple, je m’assurais par le contact de la main maternelle un courage et une dignité qui, une fois n’est pas coutume, firent l’admiration des autres parents.

Nous n’avons pas beaucoup travaillé ce jour-là, mais nous gagnâmes suffisamment d’assurance pour pouvoir revenir le lendemain sans appréhension. Peu à peu les chagrins s’apaisèrent, les angoisses s’estompèrent et nous primes possession de ce qui allait devenir notre univers quotidien pour de longues années.

Ma mère en m’enseignant avec amour les rudiments de la lecture et de l’écriture dès l’age de 5 ans me permit de ne pas m’éterniser en 12ème : après quelques jours les effets de mon érudition me firent directement affecter en 11ème , ce qui sur le plan pratique ne changeait finalement pas grand chose, les 2 classes étant réunies dans la même salle. Mais le programme était différent et l’investissement maternel fut largement récompensé puisque cette année-là, j’obtins, pour la première mais aussi, hélas, pour la dernière fois de ma vie, le prix d’excellence sous la forme d’un livre que l’on me remit le jour de la distribution en me félicitant. Je me souviens encore du titre : « Les aventures de Hamou le Malin» et du contenu qui racontait l’histoire d’un petit blédard dégourdi, prénommé Hamou. C’est l’avantage inestimable de n’avoir eu qu’un seul prix d’excellence dans sa vie : le souvenir sublimé en reste intact!

Et ainsi jours après jours, semaines après semaines, mois après mois, nous fîmes en un long parcours l’apprentissage de cette vie qui devait nous mener à l’âge adulte.

Cinquante ans ont passé et le temps a une vertu extravagante : en expurgeant les moments douloureux il parvient à embellir le souvenir. Pourtant quand j’y repense je dois me rendre à l’évidence : la jeunesse ne fut pas le meilleur temps de ma vie ni Foucauld mes meilleurs souvenirs.

Nous étions quelques-uns dans ce cas et nous gardions bien nos secrets. J’ai longtemps tu cette enfance difficile où pour fuir les bruits et les querelles d’un foyer désuni, en bâclant mes devoirs, je m’échappais dans les rues d’un quartier où j’avais fait de mes copains ma nouvelle famille. Je diluais dans l’indiscipline, les pitreries et les extravagances, l’alcool de mon père, la maladie fatale de ma mère et l’impécuniosité chronique de la famille. J’étais rebelle, un de ces êtres fragiles et durs en même temps, qu’un excès d’autorité loin de les soumettre pousse au contraire à la révolte. Etait-ce la prédestination de mon prénom « Christian », qui me valut comme dans les "Révoltés du Bounty", d’être plus souvent qu’à mon tour l’instigateur de menées contestataires? En tout cas la constance a toujours été chez moi une vertu cardinale: en mai 68 debout sur une barricade, je fus le premier emmené par les CRS de la bourgade alsacienne où j’avais établi domicile !

Ces dix années passées à Foucauld furent comme un voyage au long cours: quelques fois paisibles souvent houleuses et j’ai essuyé bien des tempêtes. Des capitaines m’ont laissé de bons et merveilleux souvenirs : les sœurs Marie Désirée, Marie-Dominique, l’abbé Leblanc, les pères Coupeau, Minvielle, Brandam. J’en oublie probablement. D’autres me prirent même sous leur aile protectrice : Madame Kremer, les pères Hurou et Sabaté ; j’ai pour eux une véritable reconnaissance. S’il manque de la place au paradis qu’on leur en fasse avec la mienne, je la leur cède de tout mon cœur. Deux d’entre eux, en revanche, manquèrent singulièrement à mon égard de cette charité chrétienne que l’on porte naturellement au crédit de ceux qui se sont mis au service de l’Amour des autres. En tout cas pour l’adolescent meurtri et à la vie familiale disloquée que j’étais, ils se montrèrent durs, impitoyables et parfois cruels. Je serai plus généreux qu’eux : je ne les citerai pas.

Quelle grande bouffée de nostalgie en parcourant ce site, quelle émotion à retrouver des noms de mon enfance. J’ai soudain, je dois le dire, un désir de pardon, une envie de redorer leur blason. Je ferme les yeux ; quelques vers de F. Pessoa me reviennent en mémoire : “Depois de amanhã, sim, só depois de amanhã... Levarei amanhã a pensar em depois de amanhã e assim será possível ; mas hoje, não... Não, hoje nada ; hoje não posso.” (1)

Qu’ils aillent jouer à la pelote avec le diable !!

(1) Après demain, oui, seulement après demain… Je me lèverai demain en pensant à après-demain, et ainsi ce sera possible ; mais aujourd’hui, non. Non, aujourd’hui rien. Aujourd’hui, je ne peux pas.

Lyon le 14/10/2004

 

 Père Salla

 J.P FLORIN

Il n'y a pas photo? le Père Salla est pour moi le champion du monde incontestable de la baffe à mains nues. Je n'ai jamais oublié la première reçue de sa part,j'en ai vu 36 chandelles. Et mon avis est celui d'un spécialiste qui en avait déjà reçu beaucoup tant de la part de mes maîtres que de celle de mon père naturel (ancien lutteur gréco-romain,militaire de carrière à la discipline de fer)qui avait longtemps hésité entre Audissou, C.de Foucauld et le prytanée militaire de la Flèche pour mon internat. Ceci dit, je ne lui en veut pas car au contraire de certains,ses baffes étaient justifiées dans la majorité des cas. D'autant plus qu'avant la baffe fatidique, il y avait des signaux d'alerte, notamment la couleur de son visage qui devenait rouge brique, annonçant qu'il était temps de calmer le jeu si l'on ne voulait pas finir en "pelota"
 

 P.Y LE GALL

Le Pere Salla n'avait pas des mains, mais des...Chisteras. :)
Il nous expliquait, avec sa modestie habituelle, qu'il était un ancien champion de pelote à main nue et qu'après une partie, il devait tailler a la lame de rasoir pour "faire pisser le sang" et dégonfler ses doigts.
Pour le gamin de 12 ans que j'étais, de tels propos le faisaient passer pour un super RAMBO !
 

 Khadija Benjelloun

 Michel LEPOT

J'ai retrouvé la photo de Philippe Lepot, élève en première année de maternelle à Foucauld en 1974, avec son institutrice : Michèle Jamein, ancienne élève du Carmel St Joseph (Bd Djerrada, à l'Oasis) où la seule heure de colle qu'elle ait jamais eue de sa vie lui fut donnée en physique, par une certaine Madame Lepot...(*)
Mais l'adorable Michèle n'en a pas profité pour se venger sur le fils...
L'année suivante il a eu Khadija Benjelloun comme maîtresse, et c'est là qu'il a appris ses premiers mots d'arabe! Un jour il est rentré en nous chantant:
"rh'ma-ri, rh'mari, mred'oun bi rassi !
tabibouna atta-ou tarbouch' ali rassi !
tarbouch' ali rassi !"
(Mon â-ne, mon â-ne a bien mal à la tête !
not' toubib' lui a don-né un bonnet pour sa tête !...)
Ah! souvenirs...
 

 Père Sabatté

 Michel LEPOT ( A propos des photos de l'été 1978)

Le Père Sabatté, parti depuis 1973 à Floirac en Gironde et remplacé par le Père Maillharo, s'était proposé pour "garder la maison" de CdF pendant les vacances d'été.
Avec Jean-Louis Garcelon (qui me remplaçait à Foucauld) et Jean-Marc Langer (un ami assistant à la fac de médecine) nous l'avons invité à pêcher le "maqueu-reau" dans le port de Mohammédia, avec un pêcheur très sympathique découvert par le Père Lauhirat : Mohammed dit "le Marrackchi", qui nous emmenait à la rame dans sa floqa , amarrée ensuite dans un courant propice à attirer les maquereaux, bogues, saurelles, et autres aiguillettes.
Sur place, on préparait le "bromège", mélange de pain et de sardines écrasées dont le Marrackchi jetait une pincée à l'eau de temps en temps, juste assez pour attirer et retenir les convives à 2 m des bords de la barque...
Nos cannes? Un roseau de 2,50m, à peine flexible du bout dont le diamètre est au moins égal à celui du petit doigt)
Nos lignes? Un nylon de 2m et de 2 ou 3kg de résistance + un hameçon n° 8 ou 10 ...et c'est tout!
Nos esches? Un bout de filet de sardine ou un boyau du même métal ...ou une lanière de peau du premier maquereau capturé!
Nos gestes? Poser délicatement l'hameçon garni de son esche à la surface de l'eau à 2m du bord de la barque; le regarder descendre lentement dans la profondeur gris verdâtre et ...ferrer d'un coup sec dès qu'il disparaît à la vue car, 9 fois sur 10, si on ne voit plus sa tache claire, c'est qu'il a été englouti dans la gueule d'un bolide qu'on n'a pas eu le temps de voir arriver! Aussitôt il faut lever la canne pour arracher littéralement la prise hors de l'eau et la faire tomber dans la barque (où elle se décroche souvent toute seule en continuant de s'agiter furieusement). Si on attend une ou deux secondes de trop avant de réagir, alors ça se gâte car un maquereau de 500g est un vigoureux paquet de muscles qui se met tirer sur le fil avec une force et une vitesse incroyable et alors là: gare à l'emmêlage avec la ligne du voisin!
Un jour, le père Béhoccaray, qui était venu avec nous, pose son roseau à côté de lui, en laissant le fil dans l'eau, le temps de s'allumer une cigarette pour se détendre après une bonne série de prises... On a seulement entendu "swiîiîiîip!" et on a juste eu le temps de voir son roseau plonger comme une torpille, entraîné à la suite d'un (probable) maquereau qui avait mordu à l'hameçon nu...
En une matinée, il n'était pas rare de dépasser la centaine de prises à 3 ou 4 pêcheurs en plus du Marrackchi (le record dont je me souviens sans peine : quatre cents prises dans la matinée! sur la balance du port, cela faisait 80kg, soit 200g en moyenne par prise. Et comme il s'agissait d'excellent poisson (Ah! les filets de maquereau sur un lit d'oseille avec de la crème fraîche, accompagnés d'un Oustalet blanc de blanc...) on n'avait aucun mal à partager nos prises avec les amis et le Marrackchi qui, en plus, gagnait avec nous un peu plus d'argent qu'en allant pêcher pour son compte. Il nous invitait quelques fois à prendre le thé chez lui, dans le bled à quelques kilomètres du port, et je garde un souvenir très ému de l'accueil paisible que nous réservaient sa femme et ses enfants dans leur modeste maison de bois et de roseaux, au sol de terre battue d'une propreté exemplaire...
Voilà quelques souvenirs devenus encore plus riches par le simple fait de les avoir partagés avec vous...
 

 Pitcha

 Antonio RUIZ FERNANDEZ , José ALVAREZ, Bruno RICHOU,
 Jean-Michel IRATCHET, Pierre Yves LE GALL

- Antonio RUIZ FERNANDEZ
il y avais un Pére petit qu´on appelleais pitcha.
Je vais chercher des fotos et les envoyer je vous passe le bonjour
- José ALVAREZ
Pour le frère Pitcha, c'était à l'Institution de la Salle avec comme directeur le frère Nicolas que j'ai rencontré il n'y as pas très longtemps puisque j'enseigne actullement chez les frères à LAXOU-NANCY.
- Bruno RICHOU
Pitcha était à Foucault fin des années 50, il avait un oeil qui partait sur la droite et on ne savait jamais qui il regardait!!!
- Jean-Michel IRATCHET
Quant au père Pitcha, j'en garde un douloureux souvenir, en fin de récréation, je crois l'apercevoir au loin et dans la foule se rassemblant pour entrer en classe, prés de la cloche, je crie "Pitcha" et ...... je prends une super calbote, le ciel me tombait sur la tête, il était juste derrière moi. J'écopais, en prime, de la colle du jeudi.
Si tu es amateur de corrida et de passage à Bayonne pendant la feria on pourrait partager notre aficion.
Abrazo
- Pierre Yves LE GALL
Pitcha, on lui avait donné comme surnom NOUSS-METRO
qui s'en souvient ? :)
 

 Père Jean HUROU

 Philippe Calvel

Je crois bien que c’était en 3°. Le père Hurou avant les dents légèrement vers l’intérieur, ce qui a première vue était propice aux postillons. Le jeudi midi il y avait ‘couscous’ au réfectoire, et nous avions Histoire-Géographie (ou plutôt, Napoléon-Géographie) de 2 à 3H. Comme il nous contait avec passion et fougue les exploits Napoléoniens, le premier rang devait faire face à un véritable déluge de grains de coucous ! Wellington n’aurait dédaigné une telle artillerie. On entourait les impacts de grains de couscous sur les tables, et à la fin de l’heure celui qui en avait le plus avait gagné. On est con tout de même !
 

 José Alvarez

Je confirme, pour les dents et les postillons, mais QUEL PROF !!! Ce dont je me souviens surtout de Père Hurou : « ses cours de Première sur Napoléon ». Je crois que le cours d’histoire commençait en début d’année avec la naissance de Napoléon au mois de septembre (ou octobre) et finissait au mois de juin avec sa mort à Saint Hélène Nous n’avions aucun cahier, et devions surligner les phrases importantes du « petit livre vert », mais surtout ECOUTER, car quasiment chaque ligne de notre livre était prétexte à nous conter une anecdote avec comme support des pièces, des journaux, des potins de l’époque. N’oublions pas que notre TRAMP lui doit une fière chandelle.
Ah !!! Sacré Jean HUROU.
J’oubliais la larme à l’œil de Père HUROU lorsque Napoléon rendait son dernier souffle.
 

 Philippe Calvel

Exact, ultra passionnant. Je le vois encore nous donner le menu du repas lors du sacre, et tout cela sans note, les mains dans les poches, le nombres de boutons à l'habit de l'empereur, .... Je me souviens aussi de son air gourmand quand il annonçait que le nouveau n° de Tramp venait de sortir. En Français, il nous faisait apprendre par coeur quantité de choses utiles ou inutiles : je suis toujours capable de réciter 50 lignes de la chanson de Roland en vieux Français : Oliver sent qu'il est à mort nasfret, de lui venger jamais ne lie ercez, en la gran press or i fiert cum bert, .... ça ne me sert à rien, même pas pour draguer. C'est une sorte d'héritage Hurounien que j'ai en tête.
 

 Mr. Etchebarre

 Jean Paul Florin

Qui se souvient de Monsieur Etchebarre ? Laïc et prof d'Histoire Géo en 4 ème.Il est resté à peine un an, c'était un homme d'une gentillesse extrême et par conséquent nous en profitions méchamment. Sa classe était un vrai bazar (fléchettes dans le tableau, Ovni, et) et je me souviens de Pucheu "scotché" derrière les carreaux de la porte d'entrée à chacun de ses cours pour essayer de limiter les dégâts. Il se permettait même d'intervenir quelquefois. Merci Monsieur Etchebarre de nous avoir permis de rire quelquefois
 

 Manza. Ruland à Tanger

 José Alvarez

LIEU:Tanger, DATE:1974, SITUATION:Mrs.Ruland et Manza. doivent passer la frontière Marocaine avec une partie de l'argent de la tournée. SCENE: Celui-ci, enveloppé dans du plastique est planqué dans un bidon d'huile. Ces messieurs se rendent compte que le plastique est percé, et louent une chambre d'hôtel pour essayer de récupérer quelques billets. Ils essayent de les nettoyer à l'eau savonneuse, tendent un fil dans la chambre pour faire sécher les billets. CONCLUSION: André appelle son père en France pour qu'il lui fasse parvenir un mandat, aucun billet étant récupérable.
 

 V. Landel

 P. Calvel

Cours de Physique/Chimie de 2°C en 1973, le père Landel nous parle des acides et des bases, et nous montre le papier Ph : "Je trempe ce papier dans une base, le papier devient bleu, Je trempe ce papier dans un acide, le papier devient rouge". Fort de son sujet, il ajoute : "la salive est acide, donc je vais sucer le papier Ph, et il va devenir rouge". Il le suce, il le machouille, il le mordille, on attend, 10, 20, 30 secondes et rien ne se passe. Voyant ça, le Père Landel devient subitement rouge brique, alors que le susdit papier Ph était toujours imperturbablement saumon clair ! Bien que timide, on savait bien que le Père Landel était un peu acide ! .................
 

 Le jeu du couteau

 M. VERDERA

La première anecdote que je rapporterais est celle du jeu du couteau. Dire avec précision en quelle année ce jeu faisait fureur dans la cour de récréation, serait aventureux. Je situerais autour de 58/59. Je demande à ceux qui s'en souviennent de porter les corrections nécessaires.

Dès que la cloche de la récrée retentissait, nous nous précipitions sur le côté des bâtiments des grands, sur la partie droite de la photo (http://www1.instit-st-jo.asso.fr/p-jalvarez/Foucauld/images/BatimentsEcoles/PTcourdesgrands.jpg). Cette zone n'était pas encore bâtie, le sol était en terre et le mur servait de fronton ... au Père Sala.

Nous avions en poche notre canif, spécial course, équilibré et affûté, prêt à transpercer les entrailles de notre bonne terre nourricière.

Règle du jeu : 1/ 2 adversaires avec un couteau chacun. 2/ Dessiner sur le sol, 1 rectangle de 2 m sur 1. 3/ partager en deux ce rectangle, chacun des joueur possédait un territoire. 4/ La partie commence, tirage au sort du premier lanceur. Il fallait lancer depuis son camp, le couteau sur le territoire de l'adversaire. - Il se plantait, on traçait une ligne dans l'axe de la lame. On agrandissait son territoire et on lançait à nouveau. - Le couteau ne se plantait pas, c'était l'autre qui lançait.

Celui qui ne pouvait plus poser son pied sur son terrain avait perdu. Simple et gentil.

Un jour, le jeu fut interdit ! Dur, dur, mais l'affaire a duré plusieurs mois !

J'ai entendu qu'en France certains vont parfois à l'école avec des couteaux, mais ils les plantes dans le ventre des copains. Faut pas goudronner les cours de récrées !
 

 Les parties de bouchon

 M. VERDERA

Certains vont se poser des questions en ce qui concerne le contenu de mes études à Charles de Foucauld. La seconde anecdote que je vais rapporter concerne les parties de bouchons, vous savez, celles avec les capsules ce coca et de canada dry.

Il y avait deux types de jeux, la partie à deux du genre pile ou face : Chaque joueur lançait son bouchon à la verticale comme une bille. Le premier qui faisait face, mettait sa capsule sur celle de l'autre et devait, avec l'index retourner les deux bouchons. Il gagnait ainsi celui de son adversaire.

L'autre forme de jeu ressemblait davantage au stand de foire. Les stands s'installaient très rapidement dès la sortie en récrée des primaires sur le côté gauche de la cour, entre les classes et la buvette. Les "marchands" posaient une capsule verticalement sur un petit tas de terre. Les "joueurs" devaient renverser la capsule depuis une ligne située à 2 m du bouchon. Le bouchon renversé rapportait 5 capsules au lanceur. Ce genre de jeu révélait les futurs commerçants et développait l'adresse des autres. Il y avait également les échanges de capsules en fin de récrée : Une nickel-chrome de canada dry, très rare et d'une valeur inestimable contre trois rayées et tordues de ... Bref, on était vachement loin de la Game boy et de la Nintendo. Je me demande comment on a réussi à tenir ! Je rassure mes amis lecteurs, j'ai également appris à lire et à écrire en français; à compter en arabe, mais "PRO BELLO GALLICO" en latinus de Césarus, fut fatal à la poursuite de mes études dans mon cher établissement !

 

Anecdote sur ...

 

 Crânes rasés

 A. MADANI

Souvenirs : A trois avons décidés de rentrer à C.d.F après les vacances de Paques tous la tête rasée. Ce premier jour de classe tous les 3 en retard, un après l’autre:le premier Kaptanis…une grosse rigolade, puis Tournoux…un vacarme et puis en dernier moi…un bordel général qui nous a coûté six heures de colle chacun!

 
   
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