Participants

Nom Prénom Provenance
AGUILAR Eduardo Madrid / Espagne
ALVAREZ José Villers-Lès-Nancy / France
ALVAREZ Manuel Villeneuve-Loubet / France
ALVAREZ Christine Villeneuve-Loubet / France
ALVAREZ Adrien Villeneuve-Loubet / France
Antoniou YANNIS Athènes / Grèce
ARGAIN-SIUDA Bayonne / France
ATBIHI DRISS Paris / France
BLIN-CHENEAUX Véronique Buenos Aires / Argentine
CHENEAUX JM Buenos Aires / Argentine
BOUIN Philippe Senlis / France
BRARD Philippe Le Mans / France
BRAUN Daniel Haraucourt / France
COUETTE Philippe Paris / France
d'Humières François Orvault / France
EL YACOUBI Adil Casablanca / Maroc
Garnaud-Perrocheau Françoise Paris / France
IRATCHET Jean-Michel Bayonne / France
LEPOT Odille Montreuil / France
LEPOT Philippe Montreuil / France
LEPOT Elisabeth Paris / France
LEPOT Michel Paris / France
LLORENS Philippe Paris / France
LLORENS Paris / France
MADANI Aziz Rome / Italie
RUBIO Christiane Strasbourg / France
STASSI Silvana Villeneuve-Loubet / France

La Ligne N°8

Nous avions eu comme première nouvelle que notre ami Aziz venait de débarquer sur le sol de l'Ile de France, terre de nos retrouvailles Foucaudiennes. Par des informations complémentaires, à lui fournies par notre Grec de Ouarzazate il avait été précisé que la ligne de métro à prendre était la numéro 8 , Balard-Créteil…. Cependant les quarts d'heure succédaient aux quarts d'heure sans que nous vissions apparaître la haute silhouette de notre Italien de Tanger. Nous nous perdions en conjectures, échafaudant mille hypothèses, le doute, tout à coup nous assaillit, Yanis lui avait-il dit que, pour nous rejoindre, il fallait également descendre du wagon de métro et gravir les marches nécessaires à la station Grands Boulevards? N'était-il pas en train de faire le ludion entre Balard et Créteil, le regard perdu dans les brumes de la mer Tyrrhénienne ?

La nuit était tombée, les verres se vidaient avec application, la tension montait inexorablement, quant "subito", un coup de sonnette aux accents du klaxon multi-tons cher aux transalpins, retentit dans l'entrée. La tension était à son comble, Françoise, notre hôtesse, toutes affaires cessantes, se précipitait alors vers la porte. Dans quel état retrouverions-nous notre italien ? La porte s'ouvrit, et là mes chers amis et surtout mes chères amies se tenait dans l'encadrement non point l'homme des cavernes du Cap Spartel, mais l'Homme Italien avec un grand H (comme à cheval) et un grand I (comme Hip Hip Hip Hourra). L'homme, poursuis-je, dans toute la plénitude de sa séduction, élégant, les cheveux argentés parfaitement coiffés, la prestance à nulle autre pareille, l'Ecce Homo, quoi ! Forts de notre culture maroco-foucaudienne, et le cœur soulagé, nous lui souhaitâmes le Marhaba Bik à la corne de gazelle et au Ricard, version occidentalisée du lait de chèvre dans le 9ème arrondissement.

L'atmosphère se détendait, il était là. C'est alors qu'une idée, que dis-je une idée, un éclair de génie jaillit de nos cerveaux passablement embrumés par les vapeurs de produits distillés qui sortaient des bouteilles alignées, goulots ouverts, tels des tuyaux d'orgue tournés vers la voûte céleste et qui donnaient à la salle de réunion de l'UNP des airs d'une cathédrale chaotique sortie de l'imagination d'un Gaudi en transe : la ligne n° 8 ne serait jamais plus la même, le Balard -Créteil devenait pour nous une immense incongruité, une aberration toponymique, cette ligne nous l'appellerions désormais la ligne Aziz-Madani.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Silvana est là

Parmi les moments forts, il faut que je vous narre un moment d'intense retrouvailles que nous avons vécu. Celui de Silvana (qui fera l'objet d'une autre chronique) et de Philippe Bouin ( qui m'ayant chargé, dans l'atmosphère sonore et chargée de volutes de fumées de la Ménara, de rédiger ces quelques lignes, ne perd, lui non plus, rien pour attendre…). Pour fixer le décor, nous savions par Claudia, la petite sœur protectrice aux ailes brisées, que le colis était quelque part sur les rails entre Villeneuve Loubet et la capitale. Munie de toutes les recommandations utiles à ce long périple, elle savait que Paris était le terminus, que Montparnasse en était la gare, et non le célèbre mont de Grèce, cher à Yanis, consacré aux Muses et à Apollon…elle savait beaucoup de choses encore. Bref, si elle était montée dans le train, elle saurait forcément bien en descendre ! L'heure d'arrivée était connue, le mail déjà rédigé, les téléphones sous tension, prêts à lancer sur les ondes éthérées un message qui deviendrait aussi célèbre que le fameux "sanglots longs des violons de l'automne", à savoir le "Silvana est arrivée", qui aurait pu se chanter sur l'air de "Michael est de retour". Nous avions estimé à 1 heure le délai entre la descente du train et la montée des escaliers du 17 de la rue Bergère. Notre calcul s'avéra exact, merci au passage à nos différents professeurs de mathématiques, puisqu'un coup de sonnette retentit : Silvana est là, Alléluia !!! (toujours sur l'air de Michael est de retour)..

Premier contact crispé, "je te reconnais", "je te connais pas", "oui", "non" et puis, choc frontal…Philippe Bouin. En résumé géographique l'Islande, la rencontre de la glace et du feu. Pour préserver la susceptibilité de chacun, je ne préciserai pas qui était la glace et qui était le feu…histoire de donner aux absents, lors de cette mémorable rencontre, la possibilité de laisser vagabonder leur imagination fertile.

Les échanges entre ces deux personnages étaient incisifs, bien que courtois, et donnaient un "je ne sais quoi" de Roland Garros à cette joute verbale. Nous étions à la fois le public et l'arbitre et comptions les points. L'égalité était cependant parfaite, la partie était âpre, sauvage même aurait dit le Père Sabatté. Y aurait -t'il un vainqueur ? Quels seraient les dommages à l'issue du combat ? Las, déjouant les pronostics des plus avisés d'entre nous, le match s'interrompit brutalement, sans vainqueur ni vaincu, lorsque d'une volte face soudaine Silvana plongea sa main pleine de doigts dans la boîte de cornes de gazelles, signifiant, impériale, que la partie était terminée. Nous étions, nous le public, pantois et Philippe pantelant.

(Philippe surnommé par certains le "serveur volant" et que j'assaisonne avec délectation à la sauce basque, qui est faite, comme chacun sait, à base de piment d'Espelette et se trouve être à l'harissa ce que la musique militaire est à la musique).

Ainsi fût ce là le début de cette saga parisienne qui permit à Silvana de…mais c'est là une autre histoire.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Coup d'état

Coups de tonnerre, non pas dans le ciel parisien, quoi que, mais sous les lambris dorés de l'Union Nationale de la Pêche en France et de la Protection du Milieu Aquatique. Un coup d'état est en préparation, un coup d'état se serait produit : "Le fauteuil du Président est déjà occupé" !

L'offensive a été lancée par l'aviation, concept tactique de la maîtrise des airs, mais nous ne somme pas, du moins pas encore, sous un ciel de Bagdad, à la tombée de la nuit zébré des lucioles multicolores des balles traçantes dans le hurlement des sirènes. Non mes amis, gardons notre calme, la situation nous semble moins grave que si elle avait été pire !

C'est cependant un black-out complet et la nuit enveloppe de ses mystères le bureau du Président. Pas un bruit, un calme irréel y règne encore ou a régné ( araignée, pourquoi pas libellule ou papillon…) en ce lieu, laissant présager un déluge de feu ou de glace à la Silvana-Bouin ( Bouin le vrai pas le bas-Bouin !)

CIA, FBI, et autres officines obscures sont-ils au courant ? L'Elysée, Matignon le savent-ils ? A-t'on des nouvelles ?

On imagine sans peine combien dans la rédaction de Métro ( pas nouss…) les téléscripteurs doivent crépiter et les bandes papiers se répandre à même le sol comme la vomissure immonde de nouvelles accablantes….

Sans nul doute aucun une agitation fébrile doit être perceptible aux abords des ministères…

Enfin, quelques nouvelles filtrent, vite happées par la meute des Foucaudiens au comble de leur perplexité (quand je dis la meute, mes propos me semblent un peu exagérés, mais je suis du Sud du détroit de Gibraltar ou du Nord de l'Afrique, chacun choisira !). Ces nouvelles disais-je nous arrivent sous forme d'un trigramme : JMC.

Ces trois lettres reviennent sans cesse dans les conversations, obsédantes, lancinantes … JMC….JMC.

On connaissait GMC, célèbre véhicule de transports de troupes venu d'outre Atlantique en des temps forts troublés…mais JMC !!!!

Comment ce JMC avait–il investi la place ? Comment avait-il connu le code d'accès au lieu objet de tant de spéculations ?

La force Blin-dée y était-elle pour quelque chose ?

Cela ne pouvait durer, il fallait percer l'abcès de ce mystère (IV) et déboucher les Cheneaux.

N'écoutant que leur courage et poussant plus avant dans la quête du renseignement, il fallu bien admettre que sur une part de vérité s'était greffée une interprétation fantaisiste d'une situation manipulée par je ne sais qui pour faire je ne sais quoi.

Il n'en était donc rien de ces rumeurs alarmantes, car un grand albatros aux ailes déployées était tout simplement répandu dans le fauteuil du Président. On entendait seulement, bizarrerie cocasse, un léger, non pas ZZZ…ZZZ… comme on pouvait s'y attendre mais 777…777.

Le volatil gommait les effets dévastateurs d'un sommeil contrarié par un long vol transatlantique entre Buenos-Aires et la rue Berge-Air.

Nul doute qu'avec un tel échassier bizarre qui patinait qui patinait (air connu) le fauteuil du Président, Véronique n'a pas fini de planer du côté de la Méditerranée. Mais la vie privée des échassiers ne nous regarde pas, surtout ceux de Montpellier.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Sciences Nat.

Le Chassepot est un célèbre fusil inventé par Alphonse du même nom (1833 -1905), qui utilisa la cartouche en papier (pas celui des interrogations écrites…) jusqu'en 1866 ou il fut adapté pour recevoir la cartouche métallique, et prit alors le nom de fusil Gras …tout ça pour faire le parallèle entre les photos de Michel à ses débuts à Foucauld et sa silhouette d'aujourd'hui cultivée à la tajine et au couscous sarhaoui ! Mais je m'égare, chasser donc le Lepot qui sommeille, réveille inévitablement le professeur de sciences naturelles, qui dormait juste en dessous à moins que ce fût à côté.

C'est ainsi que nous avons eu droit, dans l'encadrement de la porte du couloir de notre Siège parisien, à un "digest" sur l'art et la manière de torturer la grenouille, plus communément connue sous le nom de vertébré gnathostome (pour faire plaisir à Yannis) tétrapode amphibien anoures, et ce à des fins scientifiques.

Cette évocation de ces séances indignes, digne (ding, dong) de la plus belle époque de l'Inquisition (13ème-18ème aprés JC) provoqua sur les charmants et juvéniles visages des Marie-Pierre et autre Christiane des mimiques d'un dégoût au moins aussi profond que celui, disait-on insondable, du lac de Daïet Aoua. Plouf !

Plus l'explication prenait de l'emphase, plus l'œil du Michel était éclairé d'une flamme intérieure dont l'intensité était exactement proportionnelle au sentiment d'effroi de ces dames. L'œil était donc vif, coquin dirais-je même et le geste toujours aussi précis sur la façon de tenir le scalpel et surtout de s'en servir. D'une précision, chers amis foucaudiens, que l'on pourrait qualifier de chirurgicale, si cette expression n'avait pas été détournée de son sens premier à des fins…irakiennes ou serbo-croates. Je préciserai aux amateurs peu éclairés sur les choses de la nature, que le serbo-croate n'est pas le nom latin du cerveau de la grenouille…Bref, l'étude des réflexes du malheureux amphibien dépourvu de son "caput" s'achevant par la dé-médularisation de la pauvre bestiole avec pour effet de la laisser définitivement traumatisée, traumatisé qui en langage de grenouille se dit "coa".

Je n'ai pas eu le privilège d'assister à ces cours, mais je sais que lorsque l'on coupe une patte à cet animal croassant et qu'on lui dit saute, il saute. Il en est de la sorte pour les 2ème et 3ème pattes. Mais lorsque l'on lui coupe la 4ème , rien ne se produit. Une étude relativement récente, quoique sujette à caution, en a conclu que couper la 4ème patte de la grenouille la rendait sourde. Il semblerait, mais la chose reste à confirmer, qu'il en soit de même pour le crapaud.

Quant à Bibi, vous savez, l'autre moitié du Michel, elle n'est pas en reste non plus.

J'ai appris avec effarement qu'elle détournait ses cours au profit de son mari. Etonnant non ? En voici le "modus operandi", qui se décline de 3 façons, allant crescendo dans l'horreur : version soft : prenez un arrosoir avec de l'eau (normal dans un arrosoir) et du sulfate de cuivre; version moins douce et plus désinfectante : le même arrosoir avec de l'eau et un soupçon de Javel (Javil Lacroix, bien sûr); version totalement prescrite par la convention de Genève : planter un piquet de fer et balancez du 220V !!!!

Choisissez maintenant une plate-bande dans la cour de Foucauld et procédez à l'emploi des moyens sus-prescrits et observons. Ce qui se passe à vos pieds, après un délai plus ou moins long, dépendant de la teneur en eau du substrat et de la concentration des produits est vers-itablement éducatif. Vos yeux ébahis verront sortir de terre, drapeau blanc pour ceux arrosés à la Javel, vert pour ceux sulfatés, carbonisés pour les troisièmes : une foultitude de métazoaires invertébrés annélides oligochètes (mais restons simples, dans l'intimité de leur galerie leurs potes les appellent les "lombrics"). Ainsi donc le Bibi, dépeuplait gaillardement le sous-sol de notre chère école, sous le prétexte futile d'un dénombrement de population aux seuls fins de fournir sa ration de vers de terre à son pêcheur de mari !

Il nous a fallu 30 ans et quelques indiscrétions ,savamment distillées, pour connaître "enfin" la vérité. Mais que penser de ces petites têtes blondes innocemment associées à ce véritable génocide ! O temporel, o mores ! Aujourd'hui on procède tout simplement au napalm, et autres bombes à uranium appauvri, on n'arrête pas le progrès.

Le paradoxe, qui mérite d'être souligné, réside finalement dans le fait que c'est généralement au bibi que l'on fournit les vers de terre, et non l'inverse. Chacun ayant de son côté, vécu ces mois de décembre où le glou glou entendu ne provenait pas obligatoirement du goulot des bouteilles.

Ma première conclusion, hâtive et donc hardie, serait que pour chasser le Bibi il faut un bon Lepot, mais pas celui de 1833 à 1 coup…

La seconde, c'est que pour faire pêcher le Lepot, il n'y a que Bibi…mais la vie privée des professeurs de sciences plus ou moins naturelles ne nous regarde pas..

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Lepot Négro

Mais le règne animal a ses vengeances ! Savez-vous chers Foucaudiens que notre ami Lepot, qui est en verlan "Letop" des professeurs de sciences naturelles, (mon souci de la précision le ferait même qualifier de water-proofesseur, tant est grande son attirance pour le milieu aqueux) a été l'objet de … mais lisez plutôt cette affaire qui vaut son pesant de larmes, de crocodiles, bien évidemment.

Plantons le décor. Une côte sauvage entre M'Diq et Rio Martil, au lieu dit Cabo Negro, célèbre pour son "Petit Mérou et la sculpture (?) de César ( pas celui qui vainquit les Gaulois 5 à 2 avant JC). Un lieu aux roches brunies par des siècles d'ardant rayonnement solaire, une terre ocre jaune parsemée d'une végétation arbustive recouverte de poussière par les vents balayant le détroit, le ciel et la mer se fondant à l'horizon dans un même bleu (Aussi bleu que le bleu de tes yeux, j'en Piaf, excusez-moi), et une jetée marine faite de gros blocs en béton posés par je ne sais quel Hercule ou Maciste, recouverte de petites algues qui selon l'heure de la journée et l'amplitude de la marée passent du vert au mauve…

Sur cette jetée, donc notre Lepot pêchait, l'œil fixé sur le bouchon et l'oreille attentive au bruit du ressac.

Il était là sous un ciel des plus serein, absorbé par ses contemplations halieutiques, innocent des nuages sombres qui courraient vers lui comme une machine infernale lancée, folle et épouvantable, sur les rails de son destin…Ce tableau idyllique n'allait pas tarder à se métamorphoser brutalement en une œuvre que l'on croirait peinte par la grande faucheuse qui, subtile stratagème, prendrait les formes menaçantes d'une murène. Dame murène qui par l'odeur de l'appât du Lepot alléché ( ne pas confondre avec l'odeur du Lepot à la patte à lécher), sortie des sombres profondeurs océanes fondit sur le funeste hameçon de l'appât du Lepot.

Il faut savoir, chers amis, que l'ingurgitation d'un tel appât provoque cher le pêcheur en général, c'est également vrai pour le pêcheur en simple soldat, un réflexe pavlovien bien connu sous le nom technique de "ferrage" et qui consiste en une saisie brutale de la canne lui imprimant un sec mouvement de bas en haut. C'est d'ailleurs, pour être complet sur le sujet, à la promptitude de ce réflexe que l'on reconnaît le bon du mauvais pêcheur.

Notre ami Michel, homo sapiens sapiens (transformé en Oh mince, ça pince, ça pince lorsqu'il farfouille sous les rochers) ayant fait jaillir hors de l'onde l'infâme animal, se trouva désappointé par la qualité de sa prise. Il l'avait imaginée plus noble et de nature à alimenter le récit, à la nuit tombée, un verre d'anisette à la main, d'un combat gigantesque entre lui et l'animal marin dont un Hemingway aurait pu et su tirer un livre légendaire. Accablé par le courroux et s'y prenant mal dans la manipulation de la bête, ne le voilà t'il pas offrant malencontreusement le gras de sa main gauche à l'appétit vorace du monstre marin qui, ne faisant ni une mais deux, y planta ses petites excroissances affilées qui saillent de sa gueule…Un douleur intense, paralysante et insidieuse remplit Lepot, lequel pot étant plein se plaint de voir sa main prolongée par cette sorte de prothèse agitée de contorsions serpentines. Mais, braves gens, si la douleur endormit le pêcheur elle réveilla illico le professeur émules des meilleurs spécialistes de l'outil à tailler des boutonnières. Il se saisit donc du couteau libérateur, et, sans sourciller d'un poil qu'il n'avait plus sec, trancha d'un geste désespéré les zygomatiques de la murène, qui fut par-là même bien obligée de lâcher prise. Petite digression, j'ignorais que la chanson " Ce matin un lapin a tué un chasseur", avait une version marocaine " Ce matin une murène a pêché un pêcheur". Mais le cocasse c'est que l'histoire ne s'arrête pas là, et quand ça veut pas rire, ça rit pas. Et ça ripa, lorsque pliant les gaules et farfouillant, handicapé, dans ses affaires il se fit piquer au bras droit pas une vive… Re douleur intense paralysante et insidieuse. Vraiment Michel manquait de pot. Souhaitons lui en plus qu'il ne glisse pas sur la jetée et ne perde les clés de sa voiture volée sur le parking… Fort heureusement il n'en fût rien, et c'est une Bibi hilare qui vit arriver un mari fort marri, dont les bras engourdis pendaient dérisoires le long d'un corps empoisonné. Mais n'étant point rendu à "omnes erint, ultima necat" Michel dans un sursaut de lucidité, follement envahi par l'instinct de survie, génétiquement ancré en lui depuis le fond des âges, se précipita sur un flacon de Ventoline dont il s'administra une généreuse bouffée salvatrice.

La leçon à tirer chers amis Foucaudiens est d'importance, car pour aller tremper son fil dans l'eau du côté de Cabo Negro, il vous faut impérativement être professeur de sciences naturelles comme marines, être muni d'un couteau et enfin avoir à portée immédiate un anti-asthmatique. "A bon entendeur, salut".

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Les petits bonshommes verts

Il est dans paris, un monde merveilleux et enchanteur, celui des petits bonshommes verts. Ne croyez surtout qu'il s'agisse là d'une chronique à la H.G. Wells sur la Guerre des Mondes relatant l'invasion de notre planète bleue par un peuple venue de la planète rouge…la suite vous la trouverez dans toute bonne librairie, quoi que…

Non, je veux parler tout simplement de ce curieux petit personnage qui peuple les sémaphores de la capitale.

Petit personnage qui possède cette singulière disposition, tel le caméléon, à changer de couleur à intervalles réguliers, ce qui le distingue du curieux animal doté d'yeux, qui comme ceux de Dalida, étaient capable de surveiller simultanément le poisson dans la poêle et le chat sur le rebord de la fenêtre…Ces petits bonshommes verts ont fait, tout au long du séjour, la joie de notre amie Silvana, qui répondait à leur appel à chaque traversée d'avenue.

Qu'elle était enjouée, primesautière même, notre Silvana, lorsque nous lui disions "on va traverser ici". Il nous fallait cependant prendre la précaution de la faire encadrer par de solides énergumènes, tant était grande sa propension à traverser la même chaussée plusieurs fois de suite, comme une vraie cabrette camarguaise (ne pas confondre avec l'instrument de musique du même nom apparenté à la cornemuse et dans lequel on souffle…, pardon Silvana), juste pour le plaisir de répondre à l'appel du petit bonhomme vert.

Le manège était étrange, tant la ressortissante de Villeneuve Loubet semblait hypnotisée par le pictogramme coloré qui semblait lui murmurer à l'oreille comme une invite licencieuse "Silvana traverse !" , "Silvana ne traverse pas !".

Nos yeux émerveillés voyaient se dérouler ce spectacle dont la fraîcheur n'avait d'égal que la température des courants d'air prodigués par dame nature en ce mois de Février, qu'en ces lieux même nos révolutionnaires, (clin d'œil à Françoise) avaient appelé Ventôse.

Mais à cette joie puérile, succédait parfois un désarroi immense, lorsque la rue à traverser ne disposait pas du sémaphore tricolore attendu mais seulement d'un modeste passage clouté. Nous avions alors une Silvana perdue, cherchant désespérément des yeux, en une quête inutile, "son" petit bonhomme vert.

Elle restait ainsi, figée sur bord du trottoir, moderne statue de sel de je ne sais quel Sodome et Gomorrhe. Heureusement que nous étions là pour pallier cet instant de doute car quasiment en lévitation nous la portions pour la déposer, plume gracile, de l'autre côté du macadam. Nous sentions bien poindre chez elle un grand désappointement, de celui qui l'envahissait lorsque toute jeune fille elle était privée de sa confiture d'orange préférée (marque Aïcha, conditionnement en boîte d'un kilo…).

Mais le Foucaudien a bon fond, c'est ainsi que pour faire juste le tour du pâté de maison du siège parisien, ne traversant qu'aux endroits où Silvana savait trouver ces petits compagnons verts, nous avons fait : le boulevard Poissonnière (au fait, je ne comprend pas pourquoi notre siège se situe rue Bergère et pas sur ce boulevard, ça aurait fait plus classe, non ?, à moins qu'UNPF signifie Union Nationale des Pâtres de France ?, mais revenons à nos moutons…), boulevard des Capucines, Opéra, Madeleine, place de la Concorde, jardin des Tuilerie, Comédie Française et rue Richelieu…c'est exactement l'itinéraire suivie. Des photos prises en attestent l'authenticité et ne manqueront pas de convaincre les fausse sceptiques.

Je proposerai d'ailleurs, à l'avenir, de rendre obligatoire la présence dans tous les moyens de transports du petit bonhomme. Dans le métro et le train, il serait vert wagon, sur les bateaux verre d'eau, v'air dans les avions et vers de terre dans les classes de sciences naturelles ….

Aux dernières nouvelles parvenues des confins de la méditerranée, il semblerait que notre amie veuille interpeller sur le sujet le conseil municipal de sa commune.

En attendant un délibération qui lui soit favorable, elle pourra toujours patienter en se servant un bon coup de rouge dans un verre à pied.

En panne d'imagination et faute de mieux, je suggérerai à l'ingénieux Philippe de Toulouse (aussi célèbre que la saucisse du même nom), de mettre au point dans ses spacieux ateliers spatiaux un petit bonhomme vert, inpiduel et portatif.

Notre Silvana, munie de cet engin, pourrait traverser partout et en toute sécurité, dans le monde entier, même là où il n'y a pas de route. Juste pour le fun.

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Barrio Latino

Chers amis Foucaudiens, méfiez-vous des médias.

Ils ne disent pas tous la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, je vous le jure. Nous les avons pris en flagrant délit de menterie. Permettez moi de vous livrer les tenants et aboutissants de ce détournement journalistique.

Sur une idée géniale de notre Yannis, dûment mise en musique et orchestrée téléphones en mains, nous nous sommes rendus nuitamment, au premier soir de nos retrouvailles, au Barrio Latino, haut lieu branché de la capitale, très "tendance" comme ils disent avec l'accent pointu et la bouche en cul de poule !

Ne m'en demandez pas l'adresse, car à force de traverser uniquement là où il y avait des "petits bonshommes verts", chers à Silvana, j'en ai perdu le sens de l'orientation. Je pourrai vous dire seulement que l'on y accède par une rue à côté d'une place. Les Foucaudiens "enparisiennés" en auront immédiatement localisé l'endroit, à moins que ce soit l'envers, tout dépendant du sens d'arrivée.

Nous voici donc, guidés par notre pâtre grec, rendus, et non vomis comme de méchantes langues pourraient à tord le persifler, devant la porte cochère de ce lieu de frivolités noctambules,.

(NDLR : La notion de porte kasher, plus étroitement liée aux portes des boucheries du Mellah, a été volontairement écartée par l'auteur)

Et là, médusés, nous voyons se dessiner, un peu plus loin sur le trottoir, comme un mouvement de foule. Mouvement qui, à y regarder de plus prêt, prit l'allure de la célèbre tortue cher à Jules, capitaine de l'équipe romaine qui vainquit les Gaulois sur le stade d'Alésia à coups de pilum, ce qui plus tard, beaucoup plus tard passa dans le langage commun sous la forme de "prendre une pilée". Je crois que c'est ça, car circonstance atténuante le jour où nous avons étudié cette période de l'antiquité, j'étais malade, je crois.

S'avançant donc à la vitesse du lièvre, cette tortue n'était en fait qu'une cohorte de journaleux, cameramen et éclairagistes en tous genres, encerclant plus que n'escortant, une sorte de petit marquis poudré et suffisant dont le regard était aussi expressif que celui d'un mérou fréquentant les bars un soir de bamboche du côte de Cabo Negro.

C'est ainsi que nous apparut, à nous autres Foucaudiens, le dénommé Jean-François Copé.

Comment ce diable de petit marquis avait-il appris notre venue; par une parole malheureuse, par une indiscrétion tarifée de la concierge de l'hôtel sous contrat avec les Renseignements Généraux ou le 36 du quai des Orfèvres ? Nous ne le saurons sans doute jamais et peu nous chaut.

Son intention nous apparaissait cependant fort clair, il voulait nous brûler la politesse.

C'est un usage en vigueur dans la capitale de notre royaume républicain que de se hausser du col pour écraser l'autre, l'entraînement en est quotidien dans le métro.

Le voici donc passant devant nous. Son corps était engoncé dans un manteau bleu, d'un bleu cerise, couleur de prédilection des Chasseurs à pieds, qui fêtent chaque année la Sidi Brahim à larges lampées du breuvage du même nom (mon choix personnel irait plutôt vers le Cabernet Président, mais les égouts et les couleuvres ça ne se discute pas). Son port général rigide, laissait supposer qu'il avait, pour repas du soir, avalé un manche à balai (par on ne sait trop quel orifice naturel, mais la vie privée des manches à balai ne nous regarde pas…).

Le Yannis, comme le Chacal (cette paire au pluriel fait shako) avec tous ces avions cloués au sol, fleuraient bon le business à faire côté manches, bien qu'en l'occurrence et depuis quelques temps, on ne sache plus très bien où sont les manches et qui les tient…

Mais revenons au récit. Notre grec de Ouarzazate, donc, l'œil sombre, jeta sur le personnage un regard aussi révélateur que celui d'un Onassis regardant d'un œil torve la reproduction de son premier bateau en papier journal.

C'est alors que, faisant demi-tour d'une volte gracieuse, il lança sentencieusement au vigile médusé qui gardait l'entrée un "on s'en va" du plus bel effet.

En une fraction de seconde il transformait le "Barrio" en "Barro" Latino, fangeux et nauséabond.

Mais tel est pris qui croyait prendre, le petit marquis poudré, ravalé au rang de Coppelia, poupée dérisoire, attendit vainement l'arrivée des Foucaudiens dans l'antre parisien.

Il en oublia même l'heure, tant et si bien, que le dernier métro parti sans lui, il se trouva fort dépourvu devant la bouche close, à grand renfort de grilles, de l'escalier donnant accès au métropolitain.

Les journaux du lendemain relatant les faits omirent, sans vergogne, de nous citer et arguèrent d'une soit disant visite impromptue motivée par je ne sais quelle campagne électorale.

Ceci est la preuve irréfutable de la duplicité de cette gent bienveillante auprès des gens de cours.

Bien chers amis Foucaudiens, à la lumière de ces événements, quand vous entendrez dire du simple quidam, "c'est vrai, c'est écrit dans le journal" ayez ce petit sourire énigmatique de la Mona Lisa, voyant défiler devant elle un car de touristes japonais.

Et surtout, n'en pensez pas moins !

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Le Grec

Le Grec et le Chacal. Je lève immédiatement le doute qui assaille vos esprits érudits en vous précisant qu'il ne s'agit pas là d'une fable inédite de La Fontaine ou de Kaddour, mais de ma dernière chronique.

Ainsi donc afin de profiter au mieux nos retrouvailles parisiennes, faites à coups de pots, de Lepot et de restaurants, il nous est apparu indispensable de désigner un popotier pour gérer nos espèces sonnantes et trébuchantes aux moments fatidiques des additions. Il ne nous a pas fallu de second tour pour désigner à l'unanimité plus une voix le "Grec" homme de négoce, comme "trésorier en chef" et le "Chacal" comme suppléant, dés fois que….

Chez le Grec, mesdames et messieurs, tout est business. Il achète et vend tout. J'ai pu observer lors de notre tour de pâté de maison, celui pour faire plaisir à Silvana, avec quel œil gourmand, il regardait les immeubles cossus des 8ème et 9ème arrondissements, pesant les loyers, les valeurs immobilières, les taxes foncières et autres gâteries à nous dispensées par ces messieurs de Bercy. Je l'ai même surpris à lorgner bizarrement vers l'obélisque de la Concorde et la tour Eiffel qui se profilait à l'horizon brumeux du ciel parisien! Avec quelle jubilation il passait et re passait devant l'immeuble de BNP Paribas, rue Bergère, rue qui pour l'occasion aurait pu s'appeler rue Berbère, tant le verbe y était haut et l'accent teinté du chaud soleil marocain (ne pas confondre avec le vin du même nom, de la région de Meknès).

Ce diable d'homme serait bien capable de mettre Paris en bouteille et de la proposer à la vente chez Léon. La bouteille choisie pourrait être d'un modèle semblable à celui rapporté par l'amie des petits bonshommes verts, c'est à dire joliment décoré de motifs jaunes et rouges d'inspiration andalouse, poète, poète…

Tel Shiva, bien que lui préféra le Chivas, sa façon experte de mener de concert deux conversations simultanées sur ses deux portables, l'une en français, l'autre en grec tient du prodige. Ses bras multiples jonglant avec les téléphones….Il parle aussi à la perfection une langue peu usitée de nos jours : le pataouète. Il nous en fit une brillante démonstration en lisant quelques poèmes qu'il agrémentait de commentaires d'une justesse qui nous laissaient éblouis et ivres d'hilarité.

On pourrait pu le comparer à Lucky Luke, le héros de notre enfance, qui tire plus vite que son ombre, bien que le Chacal, cousin du Coyote, autre personnage mythique de l'Ouest Sauvage, ne soit pas manchot non plus…

Parlons un peu maintenant du Chacal : le Chacal, se distingue du Coyote son cousin, par sa façon discrète d'appeler la femelle et ses mœurs alimentaires différentes, qui le conduise occasionnellement, cela a été nuitamment observé, à consommer de la sardine….J'ai dis de la sardine, pas de la morue, non mais !

Un variété de Chacal, d'allure dégingandée dite "à moustaches", est répertoriée comme étant atteinte d'un mal qui, n'ayant rien de commun avec la colique néphrétique, est connu sous le nom de "frénétique du voyage". Certaines destinations lui sont plus particulièrement communes, à savoir : en Afrique sud sahélienne, Bamako, et aux Amériques, Boston. Mais faute de lui avoir mis quelque part une puce, ou autre bestiole répertoriée comme changeant de sexe en une fraction de seconde, pour le suivre à la trace, nous ne sommes pas en mesure de pouvoir donner une liste exhaustive de ses migrations aériennes.

Le Chacal est le compagnon fidèle du pâtre Grec, on pourrait presque dire sa plus belle conquête, si des esprits chagrins ou envieux ne faisaient des allusions déplacées aux coutumes de ce peuple, qui érigea le Parthénon dont les colonnes s'enfilent …les unes derrière les autres en un ensemble majestueux.

Fort heureusement cette coutume a évolué et dans l'histoire et dans le temps.

Elle touche de nos jours plutôt les phoques. Phoques qui ont pris l'habitude de peupler les hôtels de ville, on en a répertorié à Paris mais aussi en province, comme à Pau dans le six quatre par exemple, on en a signalé aussi dans le show bizz...

Pour rassurer le lecteur je tiens à préciser que cette population si particulière, est aussi stérile que le mulet de bât des Tabors Marocains ou que les cathares décimés par Simon de Montfort du côté de chez Fifi. Un bémol cependant sur la reproduction de cette secte manichéenne et moyenâgeuse, puisque les cathares avaient des catarrhes.

N'imaginez cependant pas que l'espèce soit en voie de disparition, bien au contraire. De ce fait, bien que n'étant pas classée comme en voie d'extinction, la chasse n'en est pas moins interdite et sévèrement réprimée par la Loi.

Mais tout à une fin, même les meilleurs moments. Les va et vient dans l'escalier ont cessé, la salle de réunion a depuis retrouvé son atmosphère feutrée, les voix aux accents de "là bas" ne font plus vibrer les murs, la scène est vide, le rideau est tombé.

Comme tous, sauf une, Françoise la gardienne du temple, le Grec et le Chacal sont maintenant repartis.

L'un, le bonnet bleu marine enfoncé jusqu'aux oreilles vers Athènes, son Pirée, et les eaux bleus de sa Méditerranée, l'autre, le Chacal, l'œil rieur et la truffe au vent des hélices, vers les grands oiseaux blancs, son septième ciel, un plateau à la main.

Voilà chers amis, en ces quelques lignes, les derniers portraits sommaires et aux traits volontairement caricaturaux de quelques personnages hauts en couleurs que j'ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui je me suis lié d'amitié.

Je souhaite enfin, qu'ils se seront tous autant amusés à lire mes fantaisistes chroniques, que moi à les écrire. Si tel n'était pas le cas, mes excuses les plus "blattes".

Pour ceux qui, empêchés, n'ont pu assister à cette mémorable rencontre, ils savent désormais ce qui les attend…

En tout état de cause, toute ressemblance avec des situations ou des personnages existants où ayant existés, ne serait, bien évidemment, que pure coïncidence.

Foucaudiens, Foucaudiennes; Serviteur !

Ainsi fut-il fait.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Jean-Michel

[ JM. IRATCHET ]

Participants

Nom Prénom Provenance
ALVAREZ José Villers-Lès-Nancy / France
ALVAREZ Ghislaine Villers-Lès-Nancy / France
ANTONIOU Yannis Athènes / Grèce
ARGAIN-SIUDA Marie-Pierre Bayonne / France
BRARD Philippe Le Mans / France
IRATCHET Jean-Michel Bayonne / France
STASSI-DEPOT Claudia Nice / France
DEPOT Jean-Luc Nice / France
MENDEZ Maria Laval / France
Père SALLA Saint-Palais / France
MAURY René Pau / France
MAURY Lucie Pau / France
CALVEL Philippe Muret / France
CALVEL Maï Muret / France

Rugby (France-Angleterre) Chez Lucie et René MAURY

Après avoir quitté le Père Salla à Saint-Palais, une partie de la bande prend la direction de Pau, où nous attendent Lucie et René MAURY dans leur IRISH PUB ( la pub en page d'accueil ).

Après les embrassades traditionnelles, nous remettons nos présents : Une caisse de vin des nations du rugby (Afrique du Sud, Australie ...), le maillot du Stade Toulousain que P. CALVEL à fait signé par toute l'équipe du Stade (Allez le StadeEE !!!), le numéro spécial du Tramp et l' "Aziz porte-clefs de Foucauld", sous les yeux attendris de Lucie.

René nous avait dit qu'il sortait d'une terrible grippe, et ma femme se penche vers moi pour me dire : "Il est vraiment mal, il transpire terriblement". Notre René se cachait bien de montrer complètement son visage, car le "dure", le rugbyman "maouss-costaud" et bien mesdames; il avait craqué !!! et pleurait à chaude larmes. (J'ai failli en faire autant --- chut ---).

Notre René allait avoir une soirée remplie d'émotions, car à 21 heures commençait un fameux FRANCE-ANGLETERRE avec le Grand Chelem au bout. Mais René en grand connaisseur, était septique devant la qualité du jeu Anglais.

Je sais, je sais, j'écris très mal (mes profs de Français me l'ont toujours dit) et je n'ai pas la plume de notre scribe de service Jean-Michel, aussi je laisse à BIBI et MIMI LEPOT le soin de vous raconter la suite en image. Car nos deux parigots, bien qu'à 1000 bornes de là étaient bel et bien avec nous par fax interposé. Aussi, à chaque fois que le téléphone sonnait, Lucie regardait le numéro du correspondant afin de ne pas perturber la transmission des 4 fax expédiés par les néo-fans de rugby : le premier à 20h36, puis 21h46, 21h55 et enfin 22h41.

20h36

21h46

21h55

21h55

[ J. ALVAREZ ]

Malgré la distance, ils étaient là

Qui aurait pu croire que les Lepot regarderaient LE matcheu deu Rugueuby France-Angleterre, hier soir (samedi 27 mars 04)à la télé ?

La dernière fois c'était en ...1970 (!) au C.A.F. de Casa, pour voir jouer notre ami René Maury , avec une équipe venue de France et où il y avait son frère (si nos souvenirs sont bons). Ces "estrangers" (pour nous) avaient été hébergés dans un dortoir de Foucauld et, le lendemain, le Père Pucheu avait été fort discret sur la fin de la troisième mi-temps qui s'y était déroulée. Mais son regard brillant de malice contenue en disait long sur ce qu'il brûlait d'envie de nous raconter !...

Hier soir, au téléphone, nous avons senti "notre" René très ému de retrouver (sic) "la cour de Foucauld" dans son pub irlandais de Pau; merci Fifi et la Cavalerie Jaune d'avoir organisé cette cure de rajeunissement!

Adichats! Bibi et Mimi

Ainsi que les téléphones de : Eduardo Aguilard, Françoise Garnaud-Perrocheau, Aziz Madani, Christiane Rubio, Silvana Stassi.

[ J. ALVAREZ ]

Chronique sur Saint-Palais de JMI

28 mars 2004. Le grand jour des retrouvailles hivernales en terre basque est arrivé.

A 9h00, heure SNCF, je suis au rendez-vous devant chez Marie-Pierre.

Elle devait me guetter derrière les carreaux, car je n'ai même pas eu le temps de finir mon créneau, que je la vois, dans mon rétroviseur, arriver aussi frétillante qu'une sardine sortant de l'eau pour être commercialisée sous l'étiquette Normandie. Une sardine de Safi, il va de soi, qui sont comme de bien entendu, les meilleures du monde !

Marie-Pierre, donc, saroual noir, tunique blanche, toque…non ce n'est pas l'hippodrome d'Anfa ni d'en face d'ailleurs démoli depuis une vingtaine d'année. Le doute m'assaille. Pourquoi a t'elle revêtue sa tenue de méhariste ? Ne va t'elle pas me demander de mettre dans le coffre le moukala, la rahla et le dromadaire ? Certes, Foucauld, certes le désert, soit, mais on ne va tout de même pas rejouer Fort Sagane ! D'autant que si ma voiture est blanche comme un lait de chamelle ce n'est tout de même pas une bétaillère !

Mais ouf je respire, Marie-Pierre est venue sans son attirail, le voyage quoique moins exotique n'en sera que plus confortable.

Après 40 minutes de trajet nous voici, en avance, à Saint-Palais, faisant mentir le vieil adage qui veut que les régionaux de l'étape soient toujours les derniers. D'autant que par chez nous le retard est invariablement majoré d'un quart d'heure, dit quart d'heure bayonnais.

Afin de compléter votre culture générale, que par ailleurs je sais excellente, un peu de géographie. Vous ne trouverez pas Saint-Palais parmi les grands ports sardiniers de France et du Maroc réunis, toutes les tentatives pour adapter la sardine à l'eau douce ayant échoué. Sa production se limite par conséquent essentiellement à quelques boîtes vides et rouillées extraites de l'onde fraîche et transparente par des pêcheurs à la ligne malchanceux (mais à jour de leur cotisation, n'est ce pas Françoise ?), ceci expliquant cela vous n'y trouverez pas non plus de poissonnerie ! Idem vous ne classerez pas Saint-Palais parmi les grandes stations de sport d'hiver, la seule neige que l'on puisse y trouver étant celle, carbonique, des extincteurs et encore, faut-il lire avec attention (et des lunettes) l'étiquette ! De même vous éviterez de qualifier Saint-Palais de capitale de la bière, tout ça parce que la rivière qui la traverse s'appelle la Bidouze !

Non ce qui fait l'attrait de ce charmant village c'est qu'on y trouve une mairie, une église et un monument aux morts. Il semblerait qu'il y ait aussi un cimetière, mais je n'ai pas eu le temps d'en vérifier l'existence.

Cependant à 9h45, en ce samedi matin il ne fait pas bien chaud. Aussi pour réchauffer nos toujours jeunes carcasses et attendre la colonne toulousaine, nous décidons d'aller prendre un café dans un de ces établissements portant le nom de café –restaurant bordant la place du Foirail, qui ne tire pas son nom de la foire à l'ail qui d'ailleurs n'existe pas !

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette géniale idée, puisque l'endroit est déjà peuplé par quelques uns des plus beaux spécimen de la race locale, sans doute plus à l'aise au lever de charrue qu'au faufilage ou au point d'Alençon.

Nous prenons le parti de nous asseoir à une grande table occupée à l'autre bout par des gars du crû. Des inpidus du genre quintal qu'il vaut mieux avoir en portrait qu'à table, à moins d'être doté d'un solide compte en banque et d'une vaillante cuisinière ! .

Très bécébégé, notre méhariste demande un "crêêêêêmeuuuh si vou plé", moi plus simplement "un café".

L'énoncé de notre commande a pour effet de faire converger vers nous un grand nombre de regards interrogateurs du style " malades ou touristes ? ", ce qui dans les deux cas n'était pas spécialement flatteur pour nous.

Il me faut vous préciser que dans l'assistance on en était rendue aux œufs sur le plat - frites ! Et même, pour être complet sur le sujet, qu'avant que nous ayons fini d'avaler nos boissons chaudes, les œufs–frites avaient disparu et les grands plats de tripes - pommes de terre vapeur qui leur avait succédé, attaqués surtout par la face Sud-Ouest, succombaient sous les assauts répétés des fourchettes ! C'est ça le terroir !

Pendant ce temps là, le commandant de bord particulier de Claudia posait son taxi prés du pont enjambant la fameuse Bidouze. Ancien de l'aéronavale avait-il été attiré par la concomitance de ces deux éléments ? S'agissait-il de la résurgence d'un vieux réflexe pavlovien ? Je ne tiens pas du tout à m'étendre sur le sujet laissant à une autre le soin de le faire. Nouvelle rassurante donc, les tourtereaux volants en provenance de Nice après escale à Biarritz étaient là, et si la colonne toulousaine n'arrivait pas on pourrait au moins se consoler en faisant une partie de belote basque.

Les présentations d'usage "Toi Claudia, moi Jean- Mimi, elle Marie-Pierre lui Jean-Luc", manquait seulement le Jules à Claudia, qui aurait été parfait dans le rôle de Chita !

Et là, y a pas photo quand on a connu Silvana, on voit Claudia, et réciproquement, c'est copie conforme, même timbre de voix, même couleur de cheveux, même couleur d'yeux, même lunettes (La famille Stassi est certainement cliente chez Afflelou, 2 paires pour le prix d'une…), même sexe (enfin il me semble, n'ayant pas personnellement vérifié…pardon les filles !) jusqu'au nom de famille qui est identique. La Faculté ne nous ayant pas tout dit, je puis affirmer que le clonage humain existe. Entre Dolly et Baby Doll il n'y a qu'un pas que certains ont fait plus que franchir ! A ceci prés cependant, que, si l'une est au vert l'autre est au rouge. Non je ne vous dis pas que Claudia "picole", mais l'air frais du matin donnait à ses joues de jeune fille azuréenne cette coloration si particulière qui sied si bien aux amateurs invétérés de ballons de rouge abonnés aux zincs, encore l'aviation, des comptoirs de bistrots.

Le carillon de l'église sonnant 11h00, voici enfin la colonne toulousaine débouchant, hilare, du fin fond de la place du Foirail tirant à hue et à dia une caissette de vin du monde de l'Ovalie.

A voir les mines réjouies de la troupe, la veille à Toulouse, il ne devait pas y avoir que des glaçons dans les verres !

Sous moi donc cette troupe s'avance semblait dire le Fifi qui était déjà venu en repérage. On y remarquait essentiellement et exclusivement Madame Fifi, (souriante), José et Madame José (souriante aussi), Philippe Brard(sportif), Maria (souriante toujours), la mascotte de la cavalerie jaune en général et de la cavalerie grecque en particulier et enfin Yannis, fidèle à lui-même, comme à sa jeunesse…

Si jusqu'à ce niveau du récit je ne vous en ai pas parlé c'est par respect de la chronologie, mais maintenant je vais pouvoir me lâcher sur PC, le Personal Computer des bords du canal du Midi et de l'Oasis.

Quelques mots sur le Fifi de l'Oasis, grand organisateur de cette journée.

C'est parti…J'avais pu remarquer sur ses photos de Foucauld qu'il avait le front haut, signe de grande intelligence, mon cousin de Casablanca m'ayant déjà brossé de lui un portrait flatteur de ses hautes capacités intellectuelles mais aussi sportives... Or je me trompais, il l'a immense, je ne parle pas de l'intelligence quoi que, mais de son front. Le front du Fifi part juste au-dessus des sourcils, ce qui est pour l'instant normal pour un front, mais il se termine via une courbe harmonieuse à hauteur des conduits auditifs. Les mauvaises langues de l'aéronavale, dont je ne fais pas partie, appellent ça un porte avion à mouches ou à moustiques, tout dépendant de la latitude du dit porte aéronefs ! En raccourci on pourrait dire que c'est un cerveau à oreilles, pas étonnant qu'il balance au-dessus de nos têtes des engins spatiaux qui écoutent les bruits de l'Univers. J'espère que si l'on joue à la pelote basque(?) sur quelque lointaine planète, notre Fifi saura décrypter le claquement sec de la pelote sur le fronton. Ce qui prouverait au passage que les Basques n'ont pas fait que découvrir l'Amérique ! Gora Euzkadi eta Oasis gizona !

Pour ce qui est de son allure générale, je ne dirais pas de lui qu'il est très légèrement bedonnant, nous en sommes tous un peu là, mais seulement que sa ceinture aurait simplement tendance à jouer le rôle de sous ventrière. On sent chez lui que cette légère surcharge pondérale n'est pas le résultat d'une boulimie malape et désordonnée. Non, mais le fruit d'une culture culinaire gasconne à base de magrets glacés au jus caramélisé, de foie gras poêlés et pommes sautées, de pommes de terre rissolées à la graisse de canard, de salades périgourdines, de bonnes tranches de fromage de brebis d'Ossau-Iraty, de tourtières landaises flambées à l'Armagnac, tout cela arrosé de ces multiples vins du Sud-Ouest qui font chanter les papilles et embaument les narines….

Fifi, je t'en conjure, résiste courageusement à toute personne de France, de Navarre et même d'au-delà, qui voudrait te faire maigrir, ta surcharge est une véritable œuvre d'art construite avec tellement d'amour et de passion que ça en serait faire injure à nos Mousquetaires et un crime contre la Gascogne ! Mile Diou !

Quant à la Maria Maria, que je ne connaissais pas, sans doute avait–elle situé Saint-Palais au delà, du cercle arctique (elle n'avait presque pas tord), puisqu'elle l'avait joué Paul Emile Victor avec son gros anorak blanc de chez blanc. Il ne lui manquait plus que le traîneau, les chiens et tout à fait accessoirement la glace, consciente de son erreur elle la réparera au dessert du repas qui suivit !

Mais… il ne faut pas oublier le but de notre venue à Saint-Palais, et nous nous rendons 15 rue du Palais de Justice en passant par la rue de la Monnaie, ce qui a enchanté notre grec, qui se sentait soudain chez lui en terre basque, allez savoir pourquoi !

Et nous voici devant la porte. La cavalerie piaffe, normal. Coup de sonnette, on se serait cru un dimanche à Longchamp et …le père Salla, même allure, même voix, même tournures de phrases….on a enclenché la machine à remonter le temps.

Petit jeu des devinettes qui suis-je ? Déception générale et triomphe de Yannis immédiatement démasqué, pour les autres …rappel à la réalité, nous avons tous pris un coup de vieux, remarque non fondée pour Claudia, benjamine de l'expédition qui pour mieux se faire reconnaître avait ressorti un biberon (là je crois que je dis des bêtises…)

L'apéritif offert par le Pére Salla, et servi par la célébrissime mascotte nous permet de refaire connaissance et bien entendu d'évoquer les souvenirs, nostalgie, nostalgie…Mis en appétit nous nous dirigeons "pedibus jambus" vers le restaurant du Trinquet où nous dégustons un excellent repas fait des spécialités locales, garbure, jambon, magrets et confits arrosés de la Rioja proche.

Au fait, confidentiellement et à voix basse, sachez que vous pouvez, sans rougir, inviter Claudia au resto. Elle se tient bien à table, mange de tout et proprement, elle ne parle pas la bouche pleine, mais attention, il lui faut impérativement au dessert "son" gâteau basque, sinon…

A l'issue du repas, et pour clore cette cordiale journée, nous effectuons un rapide tour de la ville commenté par notre guide "spécial" : le père Salla.

L'heure avance, un dernier pot, et la colonne toulousaine prend la route de Pau.

Mais là c'est une autre histoire… que je suis bien incapable de vous raconter.

Amitiés Six Quatre à tous les Foucaudiens citoyens du monde.

Et à juillet sur la Côte Basque !

Jean-Michel

PS : Silvana, Saint–Palais est une ville bien trop dangereuse pour toi, il n'y a pas de bonshommes verts, Claudia peut en témoigner !

[ JM. IRATCHET ]

Participants

Nom Prénom Provenance
AGUILARD Eduardo Madrid / Espagne Renard du désert
AGUILARD Concha Madrid / Espagne La Dulcinée
ALVAREZ José Villers-Lès-Nancy / France Webmaster
ALVAREZ Ghislaine Villers-Lès-Nancy / France La Lorraine
ALVAREZ Pauline Villers-Lès-Nancy / France Bellissima
ALVAREZ Kevin Villers-Lès-Nancy / France Paparazzi
ANTONIOU Yannis Athènes / Grèce Le Grec
ANTONIOU Anna Athènes / Grèce La Vestale
ARGAIN-SIUDA Marie-Pierre Bayonne / France La Sardine
SIUDA Thomas Bayonne / France Cœur Musclé
SIUDA Virginie Bayonne / France La Lauréate
SIUDA Julien Bayonne / France Mister Hard Rock
ARGAIN Jean-Jacques Biarritz / France Le tendre
ARGAIN Père Bayonne / France Hadj
AUPLAT Jean-Yves Toulon / France Le déménageur
AUPLAT Michèle Toulon / France Madame Sourire
AUPLAT Jean-Sébastien Toulon / France Le calme
BOUDSOCQ-CARTON Michèle Montpellier / France La Normande caméraman
CARTON Francis Montpellier / France L’Aviateur
BOUIN Philippe Paris / France Le Chacal
BRARD Philippe Le Mans / France Schnelinger
BRARD Stéphanie Le Mans / France
BRARD Pauline Le Mans / France
BRARD Hélène Le Mans / France
BRARD Le Mans / France
BRARD Le Mans / France
CAZABAN / France
FAURE Carmen Paris / France Carmencita
FAURE Denis Paris / France L’Ingénieur
GARNEAU-PERROCHEAU Françoise Paris / France La Révolutionnaire ou Fanfan-la-plume-hic
IRATCHET Jean-Michel Bayonne / France Le GO en chef
IRATCHET MC Bayonne / France Danse danse …
IRATCHET Dominique Bayonne / France
LEPOT Michel Paris / France Mimi
LEPOT Babeth Paris / France Bibi
MADANI Aziz Rome / Italie Capriccio
Père SALLA Saint-Palais / France La vie en Jaune
MALTERRE Alain / Portugal Mellali
MALTERRE Patricia / Portugal La simpatica
MALTERRE Pauline / Portugal Otra Bellissima
MAURY René Pau / France Mister Rugue - by
MAURY Lucie Pau / France Lucie de Mauléon-soule
MARTORELL Ghislaine / France Paquet de nerf
MARTORELL Anne / France La pausée
PARROT / France
PARROT / France
ROBINNE Benoît Paris / France Il Diabolo alias Robin des Bois
RUBIO-CORNEC Christiane Strasbourg / France La Rubia
Mme. TELLIER Bayonne / France La reine mère

"Tête à tête manqué" / Journée du 09/07/2004

Zerua, Eguskia, Itsaoa… constituent les éléments nécessaires pour prendre un repas agréable en Euskadi. D’une manière discrète et surtout non dite, c’est bien ce que notre GO en chef proposait à Capriccio annonçant son arrivée à l’aéroport de Biarritz le 9 Juillet à 10 H 10 précises (pas neuf, ni onze !). Notre Romain ne savait qu’en arrivant le premier, il ne manquerait pas une « miette » de ces retrouvailles tant attendues (heureusement pour lui, MSN à son service lui permit d’en parler depuis des mois). Quant à notre ami GO en chef, déjà conditionné par les réunions de « travail » préparatoires et épuisantes, qui n’attendait que le début de la fête, prévu pour le 9 au soir seulement, il saisit l’opportunité de l’arrivée de Capriccio pour proposer un début d’agapes par un déjeuner en tête à tête « sur le port des pêcheurs à Biarritz ». Toujours généreux et communicatif, il en informa la troupe , ce qui ne fut pas sans susciter bien des envies, des appétits, des déglutitions, normal non ? Surtout lorsqu’il est question de calamars et poissons frits consommés les « pieds presque dans l’eau ». Imaginez le Webmaster salivant au point d’en perdre ses dents !

Bref, alors que toute la troupe s’endort, en cette nuit du 8 Juillet, la tête dans les étoiles, bercée par l’émotion que procure la perspective de ce long week-end déjà pressenti comme mémorable, Capriccio déambule, sous la voûte céleste romaine, en pyjama bleu ciel à rayures noires, partout dans la maison, à la recherche de tout instrument mesurant le temps, remonte toutes les pendules, les réveils, les programmes pour sonner à 3 heures… (à tel point qu’il a du réveiller tout le quartier mais de cela il ne s’est point vanté !)… de nous tous, non seulement, il arrivera le premier sur les lieux de réjouissances, mais il sera aussi le premier et seul à ne pas fermer l’œil afin de ne pas rater l’avion… Il ignore, toutefois, que le Webmaster, Ghislaine la Lorraine, Pauline Bellissima et Kévin Paparazzi ont déjà quitté la Place Stanislas préférant le GPS aux sabots.

Pendant ce temps, le nuit du Go en chef est peuplée de calamars et de poissons attendant le train pour monter à la Rhune, engageant une partie de pala, de chalutiers débordants de tapas et bebidas de toutes sortes, de sardines de Safi faisant faire trempette aux T-shirts pour voir si le logo reste fixé, de chacals revenant de Bamako en parapente….Il est bien connu que les rêves déforment la réalité des choses..

Mais à propos que font le Go adjoints ? La Sardine range son grand sac beige : ne rien oublier dans la folie du stress est vital, surtout la trousse de maquillage mais surtout surtout le téléphone encore plus indispensable que les cigarettes. D’ailleurs cette crainte l’obsède au point de se relever plusieurs fois afin de vérifier s’il est bien dans son sac.

Le Chacal, de son côté, se remet de son aller-retour à L.A . Jamais il n’avait connu un trajet aussi long tant l’obsession Biarritz le tenait… Il en perdit quelques kilos, ce qui explique le fond large de ses pantalons…C’est donc épuisé qu’il tomba dans les bras de Morphée (normal pour le Chacal, suivez mon regard malicieux….)

Mais revenons à Capriccio et GO en chef. Vendredi 9 Juillet – Aéroport de Biarritz – 10 h 10… deux cœurs battent la chamade. Imaginez un remake de la scène de rencontre sur la plage de Deauville dans « Un homme et une Femme » (Lelouch pour ceux qui auraient oublié)… caméra au ralenti, les deux êtres cours l’un vers l’autre… Capriccio très « class », stoïque ne laissant paraître aucune émotion ; GO en chef promenant le regard sur toute personne venant de l’avion… (là on est dans « Il était une fois dans l’Ouest »… la scène d’attente du train à la gare avec les mouches)… le téléphone sonne et détourne ce regard scrutateur… La vie n’est jamais comme au cinéma, hélas ! Qui est l’importun ?... Aouf !!! Eh ! oui, la Révolutionnaire, prévue au plus tôt à 13 h, qui s’annonce aux portes de Bayonne,et, qui, sans vergogne, s’incruste pour le déjeuner de calamars et de poissons frits ans so on… « Il faut toujours qu’elle bouscule tout, celle-là ! » pense-t-il ! Bon c’est vrai, le repas se fera avec la Sardine et le Chacal mais normal : ce son les GO adjoints… Par contre, elle, qui s’impose à la parisienne (« ôtes toi de là que je m’y mette »), alors là c’est le comble… En un quart de seconde, l’esprit basque prend le dessus et lui fait admettre qu’il faut bien l’accueillir, cette rebelle !

N’ayant pas assisté aux retrouvailles entre Capriccio et GO en chef, je ne suis pas en mesure de vous les décrire. Je passerai aussi sur la façon dont ils ont retrouvé la Sardine, le Chacal et la Révolutionnaire pour mieux narrer les péripéties du repas effectivement pris au port des pêcheurs à Biarritz mais pas du tout les pieds dans l’eau.

Les voici tous les 5 attablés sur le quai, rieurs, bruyants, bavards mêlant les accents pied-noir, basque, romains pointus… Apéritif = une bouteille de rosé. La Sardine frétille sur sa chaise au point que Capriccio doit veiller à ce qu’elle ne tombe pas à l’eau juste derrière elle… « Ah » se dit-il « si seulement j’avais amené une canne à pêche et un hameçon, je pourrais la retenir ». GO en chef consulte régulièrement sa montre et gère l’intendance avec le serveur tandis que le Chacal fouine du regard, à la recherche d’une nouvelle proie à se mettre sur la dent (précision, notre chacal apprécie aussi le poisson dont il se délecte avec jouissance). Et hop… ça y est, trouvée. Le voilà parti en conversation avec ses voisins de tables, québécois en virée au pays de leurs origines. Ceci alors que Capriccio cède à la tentation d’une cigarette que la Sardine lui offre avec un empressement quasi nerveux ; il faut dire qu’il avait renoncé au patch le matin même (même les Romains sont prévoyants !). Tout ce petit monde tranquillement installé est soudain ramené à la réalité par la sonnerie du téléphone. Qui est-ce ?... Ben voyons, le Webmaster , la Lorraine, la Bellissima et le Paparazzi … qui, grâce au GPS, rejoignent le port des pêcheurs.

Je ne saurai vous décrire la joie du Webmaster, réputé pour sa réserve et son flegme, mais quelle fut sa stupéfaction lorsque que Jean-Marie le salua avec emphase et effusion… inutile de vous dire que le Chacal était passé par là montant un « coup » avec le Québécois… Enfin, cette arrivée fut l’occasion de commander une seconde bouteille de rosé alors que GO en chef partait pour récupérer Il Diabolo ou Robin des Bois (comme il vous plaira = Benoît) en provenance de Paris. Et qui aurait du être réceptionné par la Révolutionnaire qui lui a préféré les calamars ( quel sens de l’amitié, non ? on sait bien que les rebelles mettent tout dans les mots et rien dans l’action). Troisième bouteille de rosé pour accompagner calamars et sardines grillées, filets de St Pierre et autres mets… Quatrième bouteille de rosé pour accueillir Il Diabolo avec émotions, rires et éclats de voix… c’est pratiquement le retour de l’Enfant Prodigue, le Messie des ADCF…. « Santé » à droite, « Santé » à gauche, tout est prétexte à trinquer cette arrivée… Cinquième bouteille de rosé bue jusqu’à la lie, elle aussi…

Voilà, Zerua, Eguskia, Itsasoa nous avons eu, Arnoa nous avons bu sans modération… et nous n’avons jamais su si Capriccio et GO en chef regrettaient de n’avoir pu prendre ce repas en tête à tête, trop discrets et réservés pour l’exprimer. Parc contre, la Sardine, le Chacal, le Webmaster, la Lorraine, la Bellissima, le Paparazzi seront d’accord avec la Révolutionnaire pour dire qu’il eut été dommage de rater cela. Ensemble, nous disons « Merci » au GO en chef d’avoir émis cette idée sur le Web

[ JM. IRATCHET ]

"Les Genêts" / Journée du 09/07/2004 (suite)

Détrompez-vous, nous ne sommes pas en Bretagne où, pourtant, les ADCF devront se résoudre à aller tester le couscous, un jour. Non, nous sommes bien toujours et réellement en Euskadi qui, à ma modeste connaissance, ne se pare jamais du jaune des genêts.

Nous nous situons, en ce vendredi 9 juillet au soir au point de ralliement de la troupe… QG de campagne comme dirait le GO en chef, croyez-moi, expert en la matière.

Faisons, si vous le voulez bien, un zoom arrière. En effet, suite au déjeuner pris sur « le port des pêcheurs » et pas du tout « les pied dans l’eau », après une saine balade digestive, apaisante et quelque peu titubante, sur le remblai de Biarritz, sous le commandement du GO en chef, les compères (souvenez-vous : La Sardine, Capriccio, Il Diabolo, le Webmaster and Co, la Révolutionnaire et bien sûr le maître de cérémonie) se décident à regagner leur chambre respective afin de récupérer des agapes du midi. Le convoi s’ébranle en direction d’Anglet, limousine du Colonel en tête passant outre tous les radars, suivi du char d’assaut des Lorrains, et de la boîte à savon de La Sardine pilotée par son nouveau chauffeur tête nue certes pour ne pas désordonner sa coiffure. Premier arrêt pour déposer Il Diabolo et se séparer du Go en chef cèdant les rênes à ses adjoints qui ont bien du pain sur la planche (dur, le métier)… Mais ne voilà-t-il pas que, en cours de route, nous apprenons que le Renard du Désert et (sa) Dulcinée ont pointé le bout de leur nez aux Genêts… ils n’étaient attendus qu’en fin de journée (rebelles eux aussi ? Normal, me direz-vous, au contact permanent de la Révolutionnaire). « Comment passer à leur porte sans leur faire la bise ? » pense le comité d’accueil. Embrassades, accolades, effusions, battements de mains sur les épaules des uns et des autres, éclats de rires et sourires à quatre vingt quinze. Brefs, je passe sur les détails de cette « mini » réunion en précisant tout de même que le Chacal, Capriccio et la Révolutionnaire, non contents de trinquer avec une bière, sifflèrent allègrement un second demi de petite mousse (n’oubliez pas les cinq bouteilles de rosé précédentes, s’il vous plaît).

20 h et quelques minutes (tous les ADCF n’ont pas le sens de la précision de Capriccio), le ralliement se forme peu à peu. Dulcinée, belle comme une madone, parée de rose et blanc à l’image de ces déesses hindoues, enjouée, gaie, cependant un peu nostalgique le temps d’un éclair : il y a seize ans, elle était la reine de sa fête, la reine de son prince du désert aux cheveux d’or (je peux en témoigner, ils étaient déjà aussi beaux !).

La famille Webmaster, reposée, arrive au complet toujours sans les sabots lorrains. Le Chacal à la veste « léopard » (probablement ramenée avec des gri-gri, tout droit de Bamako), cigarillo aux lèvres (non, soyez sérieux, pas d’amalgame ; il est jeune, mince, la barbe n’envahit pas son visage…non, il n’est pas une émule du Lider Maximo !), le Chacal donc accomplit ses fonctions de relations publiques avec un brio remarquable, parfois aidé de la Sardine quand elle n’est pas au téléphone ou lorsque qu’elle cherche ce dernier dans le fond de son grand sac beige… Ah ! Capriccio tout de rouge et noir vêtu, garibaldiste ? nenni, démon tentateur échappé de l’enfer des patchs, plutôt.

Mais qui est donc ce couple souriant et réservé, un peu perdu dans ce monde éthéré et emphatique ? Ils se disent Catalans. Mais oui, bien sûr : l’Aviateur et la Normande caméramane. Ils débarquent pour la première fois dans ce capharnaüm foucauldien avec l’intention ferme de s’y fondre au mieux. Bon courage, Amis, vous ne savez pas à quoi vous vous engagez !

Flairant les relents d’une petite bière bien fraîche mais hélas non ch’ti, le grand Mimi, le nez au vent, et la douce Bibi font une entrée fracassante et remarquée… moins fiers que devant une grenouille disséquée ou la résolution appliquée d’une formule chimique… mais ils ont la forme, nos deux tourtereaux et oh combien amoureux. Ces deux là, un véritable couple d’inséparables, vous dis-je.

A propos d’inséparables, rappelez-vous le film « Les oiseaux », plus particulièrement la scène où les bestioles envahissent la maison… une réelle tornade. Eh bien, figurez-vous que la tornade ne nous est pas épargnée : véritable bourrasque, Il Diabolo nous fonce dessus comme el Toro sur le matador. Tous s’écartent pour parer les dégâts… C’est qu’il est tellement impatient de revoir ses potes, le Diabolo… plus de trente ans qu’il attendait cet évènement à tel point que, pour se mettre en condition, il a préféré faire un footing, lui (au lieu de se reposer dans sa chambre). Il nous débite une avalanche de souvenirs de jeunesse (il avait appris son texte par cœur, ma parole ; preuve que désormais, il peut le faire, je dis bien désormais car il ne l’a jamais pu pour le Jean Rey d’anglais, l’animal !).

Dans la tempête, nous n’avons pas pu voir le GO en chef, sacoche sous le bras, listing à la main, cochant les présents avec sérieux, sourcils froncés, lunettes sur le nez, certainement préoccupé intérieurieurement du bon déroulement des opérations, mais arborant son éternelle bonhomie.

Bien entendu, inutile de préciser combien ces retrouvailles sont arrosées, plaisir partagé de tous mais trop rapidement perturbé par le signal du départ.

Les véhicules se remplissent avec lenteur et dans l’indiscipline la plus complète quand, soudain, sur la pointe des pieds comme voulant ne pas déranger la troupe en vadrouille, hésitant à l’approcher tout en la dévisageant avec insistance, un couple passe… Le Renard du Désert se fige interrogatif, la Révolutionnaire est interloquée… « Mis ils sont des nôtres ces deux-là » se disent-ils en eux-mêmes. Ce sont le Mellali et "La simpatica" ! Bingo ! Étreintes plus qu’émues entre ces quatre-là au point d’en rester muets quelques secondes, puis échanges de banalités quand déboule légère comme un lutin "Otra Bellissima", belle comme un rêve (qu’ils sont beaux et mignons les enfants des ADCF, compliment du narrateur aux parents).

Finalement, le cortège se met en route, warnings allumés, il ne manque que le concert des klaxons (et la mariée quoique ce soir ne serait-ce pas la Dulcinée !)…. Mais cela s’explique par l’absence du Grec et de (sa) Vestale restés « en rade » à Paris, et à cette heure-ci quelque part entre Orléans et Poitiers, dans le petit taxi de Carmencita et de l’Ingénieur, sur le chemin menant au pays des hortensias…

En conclusion, à l’instar du Grec, je leur dis à tous les quatre «Vous nous avez manqué, les Habibi !)

La journée ayant été épuisante, pour narrer la suite de cette première soirée en Euskadi,je cède la plume à une âme dévouée en l’assurant, par anticipation, de toute ma gratitude.

[ JM. IRATCHET ]

"Les Danses Effrénées ou tendres " / Journée du 09/07/2004 (fin)

(Soirée du 10/07/04 – La Chunga – Bayonne)

Qu’ils sont beaux, ces ADCF, tout de blanc vêtus. Nul ne peut nier qu’il viennent de « là-bas » tant ils se font entendre par leur accent largement amplifié au contact des uns et des autres, immergeant les clients devenus spectateurs complètement dans les scènes du « Grand Carnaval » * . Ils débarquent dans l’indiscipline la plus complète ; la discrétion, non, ils ne connaissent pas. Cependant, il créent une telle ambiance qu’ils sont pardonnés avec la plus grande indulgence qui soit. Oui, c’est bien le mot, ils débarquent, l’Hadj en tête, visiblement heureux, baladant sur chacun de ces êtres en blanc et rouge un regard paternel, fin prêt pour occuper la piste de danse autant de fois qu’une partenaire répondra à son invitation, et, croyez-moi, elles sont nombreuses et tellement honorées lorsqu’il vient les chercher.

L’Hadj, c’est un grand monsieur qui ne se prend pas au sérieux, un monsieur dont la Sardine et le Tendre sont les dignes enfants. Et quel danseur émérite. Revoyez-vous ce passo doble dansé avec La Sardine et filmé par la Normande caméramane… Tous deux ne peuvent que forcer notre admiration au point de les laisser seuls sur la piste ; tant de complicité, d’affection, la communion est parfaite entre le père et la fille. Oui, bonheur attendrissant. Nous vibrons avec eux lorsque, changement de rythme, des notes venues des îles nous sortent du rêve et de la quiétude. Tous comme un seul homme se lèvent et c’est l’éclatement, le délire général. En cadences effrénées, on assiste à un concours de déhanchements… Qui aurait pu imaginer un jour contempler le Webmaster se trémoussant sur des rythmes endiablés ? Déchaîné ? Il l’est, pour sûr. Sans parler du Mellali qui a consenti à se séparer de sa casquette rouge qu’il eut enfoncée sur la tête tout au cours de la journée (rien ne dit qu’il ne l’a pas remise avant de s’endormir plus tard !) couve du regard La Simpatica plus qu’épanouie ; du Diabolo qui, d’un bout à l’autre du parquet, secoue son corps plus qu’il ne danse ; de la Rubia qui esquisse, timidement, quelques mouvements de danse orientale ; du Renard du désert se défoule avec ardeur sourire éternel aux lèvres, de Bellisima qui suit les pas de la Lorraine qui nous fait démonstration de son talent, La Normande fait partie de la bande l’œil aux aguets pour mieux sauter sur sa caméra dès qu’une scène lui semble filmable ; Carmencita et l’Ingénieur pas très éloignés l’un de l’autre, prêts à s’enlacer pour danser joue contre joue, le Go en chef en transe comme parti, mentalement, vers des rites vaudou ; la rose Vestale souriante se joint à la bande alors même que le Grec , entraîné par ses compères Webmaster et Renard du désert , se débat pour regagner sa place où de belles discussions avec Paquet de Nerf et la Pausée l’attendent à leur table ( ce n’est pas encore ce soir qu’il nous fera une démonstration de Sirtaki, lâcheur !). Quant à Madame Sourire , de loin surveillée par le Déménageur collé à sa chaise et préférant les bavardages avec Paparazzi et Le Calme (quelle jeunesse « pépère », alors !) , elle jubile et dans un savant mouvement fait virevolter sa robe de gitane ce qui peut nous faire comprendre le regard fixe du Déménageur !!!! Et en bout de piste, l’Aviateur contemple dignement l’assistance.

Changement de rythme, chacun revient à sa place pour mieux se disputer les bouteilles d’eau, de vin peut être…. OUH, comme il fait « soif »… et là, mes Amis, à la surprise générale, Mimi et Bibi , jusque là restés spectateurs, s’élancent vaillamment sur la piste afin d’esquisser un slow langoureux, mais langoureux, oh oui ! langoureux dont vous trouverez la description détaillée et étoffée faite par le Grec en visionnant la vidéo… je peux vous dire qu’il était « hot »,ce slow !

Cette surprise passée, des couples les accompagnèrent afin de faciliter l’intimité de nos deux amoureux…. Mais nous ne sommes pas au bout des surprises !

Un peu plus tard, dans la soirée, qu’elle fut notre stupéfaction de trouver Le Chacal et …. Capriccio dans les bras l’un de l’autre, joue contre joue, dansant lascivement et tendrement devant un Mellali médusé, bouche bée… Ces deux-là retrouvent les « Plaisirs démodés, éloignés du bruit, de la cohue et de la fumée » (Charles, tu fais encore des émules avec ta chanson)… Conscients de nos regards interrogateurs, gênés d’avoir cédé à la tentation, ils s’essaient, à contre cœur, c’est évident, à un rock… mais non, ce rythme ne leur va pas et c’est contrarié que le Chacal ramène son cavalier sagement à sa chaise non sans lui administrer un magistral baisemain effectué dans le plus pur style aristocratique (Eh Chacal, un conseil : évite de t’essuyer la bouche après, ce n’est pas très distingué)….

Décidément, cette fin de soirée nous révèle des tas de choses… La nuit est magique, non ?

* Film d’Arcady avec Roger Hanin notamment

[ JM. IRATCHET ]